L’époque est plus que jamais à la censure.
Et elle prend des formes parfois très sournoises.
Là, je tiens un exemple assez édifiant.
Et je vais vous parler de Google, du moteur dit « de recherche ».
Il faut savoir qu’en France plus de 90 % des internautes utilisent ce moteur pour faire des recherches sur le Net.
À un point même qu’ils cherchent des informations qu’ils ont déjà…
Si je dis : « Allez visiter mon blog, Grinçant.com ! »
Dans la phrase, il y a le domaine/l’URL — grincant.com — qu’il suffit de taper dans la barre d’adresse de son navigateur…
J’ai même fait en sorte que cela fonctionne avec la cédille, et avec ou sans le www devant.
Eh bien la majorité des internautes taperont « grincant.com » dans… Google !…
… Qui leur retournera un lien/une adresse qu’ils ont en fait déjà !
Et cela comptera pour une « recherche » et contribuera à l’hégémonie de ce moteur.
Mieux, alors que je fais tout pour que mes lecteurs ne soient pas pistés, ils réduiront à néant mes efforts.
Et pour peu qu’ils soient sur un système Androïd et/ou avec le navigateur Google Chrome, ils livrent leur navigation à ce monstre planétaire qui a osé appeler sa holding Alphabet.
Dans ce contexte, vous comprendrez que l’on me rend dépendant de Google.
Alors je suis contraint d’en « jouer », à minima.
D’autant que beaucoup de visiteurs ponctuels arrivent sur un billet — et non sur la page d’accueil — suite à une recherche spécifique, genre « comparatif eaux gazeuses ».
Comment un article est-il référencé ?
Les « bots » de Google explore le Net en permanence, et ils essayent normalement de référencer tout ce qu’ils trouvent, sauf ce qui est marqué avec une balise « NoIndex ».
Mais parfois, le référencement peut prendre longtemps, très longtemps, voire ne jamais arriver.
Alors il y a des astuces.
Tout d’abord, dès que je publie un Billet/une Brève, le « moteur » du site — WordPress, un CMS/gestionnaire de contenu — envoie ce que l’on appelle un « ping » à Google (et à d’autres moteurs de recherche, comme Bing).
En gros, c’est un message qui dit : « Ohé, il y a du nouveau, viens donc voir pour le référencer ! »
Sur un blog ancien (depuis avril 2012), connu, avec du contenu original, la visite est en général quasi immédiate, et le référencement est dans le « pipe », avec un délai rapide, même s’il n’est pas garanti.
Alors, pour tenter d’accélérer/sécuriser les choses, j’utilise depuis longtemps une astuce de référenceur/SEO.
Je vais dans ce qui s’appelle la « Google Search Console », et je demande une inspection, ainsi qu’une indexation.
Normalement, dans l’heure, l’article est bien référencé, et trouvable sur le titre comme sur des extraits de son contenu.
Oui, mais voilà, depuis plus de deux mois, il n’est plus possible de demander cette indexation.
« DEMANDER UNE INDEXATION » est grisé/non fonctionnel
(Capture 03/12/2020-18h58)
Curieux et bien pratique, en cette période de « crise »…
Y aurait-il un rapport avec la « crise » du Covid ?
Par contre, je note que les étrons des meRdias — dont certains sont financés par Google, en plus des « subventions » d’État — continuent à être référencés immédiatement.
Toutefois, je continue le manège de la seule inspection d’URL, et le référencement est normalement rapide.
Alors, pourquoi me plaindre ?
Parce que j’ai un exemple croustillant, et que Google semble ne pas aimer les bécasses et les bécasseaux.
Jeudi 3 décembre 2020 à midi pile, j’ai publié une Brève : Visserie de pacotille pour vous compliquer la vie !
Le genre de sujet existentiel qui mérite sans nul doute que Google le prenne en compte immédiatement.
Et c’est ce qui s’est produit.
J’ai d’ailleurs mis en place des alertes sur le mot « grinçant », et dans la nuit du 04/12, j’ai reçu un mail à 01h34 m’informant — de manière détournée — que le billet était vraiment/totalement référencé :

Reçu le 04/12/2020 à 01h34.
Le même jour, je me suis aussi fendu d’un Billet, avec une vingtaine de photos.
Le truc plus « lourd » qu’une simple Brève.
Ce billet, c’est : Bécasses masquées vs Bécasseaux sanderlings
Il a été publié à 18h54.
Et j’ai refait — en plus du ping automatique — ma manip d’inspection d’URL dans la Google Search Console.
Si vous suivez bien, j’aurais dû aussi recevoir un mail d’alerte vers les 08h00 du matin, vendredi 04/12.
Oui, mais voilà, nous sommes le dimanche 06/12, et toujours pas de mail.
Et lorsque je fais une recherche du titre du Billet dans Google, il ne m’est retourné qu’indirectement, ce qui veut dire qu’il n’est pas référencé normalement, et qu’il n’apparait pas pour les internautes dans le cadre de recherches « naturelles ».
Toutefois, une nouvelle inspection me dit « Cette URL est sur Google »…

Et, non, il n’y a pas d’action manuelle (sanction, qui m’est normalement signalée) ou de demande de suppression dans mon tableau de bord.
Ah oui, vraiment ?

L’URL n’est référencée qu’indirectement — et en hors sujet —, via un Tag et la page Goodies.
Alors, qu’est-ce qui pourrait justifier une telle anomalie ?
Et ce d’autant que Google préfère normalement un Billet à une Brève, surtout avec des photos.
L’explication que je trouve est édifiante et peu reluisante.
Tout d’abord, le Billet, contrairement à la Brève, et tagué « Covid-19 & Confinement »…
En cette période, il doit s’agit d’une grave infraction.
Mais il y a mieux…
En douce, car l’internaute lambda ne le voit pas, j’ai donné des noms de fichiers bien particuliers à mes photos.
Du type « escapade-du-29-novembre-2020-moments-complotistes–XX.jpg » où XX correspond à une numérotation.
Le codage d’une page étant ce qu’il est, l’affichage de son code source fera apparaître pas moins de 167 fois le mot « complotistes ».
Vous ne le voyez pas, mais Google le voit parfaitement !…
Je pense donc tenir là l’explication d’une sorte de censure qui ne dit pas son nom.
Le billet serait bien référencé/dans l’index — ça, c’est pour m’abuser/me rassurer —, mais il est invisible pour l’internaute, lors d’une recherche naturelle/normale.
À moins que Google n’aime pas les bécasseaux sanderlings…
Ou alors, serais-je complotiste ?;-)
Vignette : « Google Search joue très bien du masque/de la muselière. »
© PF/Grinçant.com (2020)
— Addenda du 24/12/2020-10h30 —
Constaté hier, retour du bouton « Demander une indexation » dans la Google Search Console.
Ma dernière Brève « S’il vous plait, battez-vous, ou à minima soutenez ! (Brusa/Réaction 19) », pourtant taguée « Covid », a été référencée assez rapidement : Mail d’alerte/confirmation à 22h40 pour une parution à 16h53.
J’observe cependant, qu’au-delà du problème objet de ce billet, que depuis un certains temps Google « plombe » ce blog dans les résultats, c’est flagrant.
À suivre.
Je ne travaille pas chez Google, et je n’ai donc aucune idée de comment leurs logiciels fonctionnent. Par contre, ils doivent sûrement avoir des listes de mots : listes noires pour les mots qu’ils ne doivent pas ou mal référencer (et je suppose que complot y est) et une liste blanche de ce qu’il faut référencer rapidement (Google vit de la pub, donc tout ce qui est censé faire travailler le commerce, comme les vis) doit y être.
Pour le fait de passer par Google au lieu de taper votre adresse dans la barre d’adresse, c’est hélas une erreur commune. J’ai vu ça pas plus tard que la semaine dernière. La personne ne savait pas que si elle tapait directement le nom du site elle y allait. Tout passait par Google. Le pire était que cette personne est probablement plus chevronnée que pas mal d’internautes…
Ce qui est certain, c’est que les « algorithmes » ont bon dos.
Par contre, la désactivation de la demande d’indexation est volontaire et lourde de sens, surtout en ce moment. Ça fleure bon la vérification/validation sur certaines alertes, et donc la censure.
Le problème, c’est qu’il y a tromperie, puisque si l’URL est bien signalée comme « connue/indexée », elle ne remonte pas de l’index, le tout avec une volonté de faire croire le contraire à l’auteur de la page.
Une façon de plomber un site, car même si le « vrai référencement » intervient un jour, le faire avec un tel décalage est du pur sabotage.
Pour la confusion entre la barre d’adresse du navigateur et la barre de recherche de Google, j’ai arrêté d’essayer d’expliquer. Google a définitivement gagné.
C’était cependant l’occasion de souligner cette problématique.
PS1 : Dans le billet concerné, la racine « complot » ne figure nullement à la lecture du billet. C’est uniquement dans le code source via les noms de fichiers, et j’ai tendu une sorte de piège — en plus du tag « Covid-19 & Confinement », et je ne suis pas déçu du résultat.
PS2 : Curieusement, le présent billet (publié à 14h51) est bien référencé/retourné par Google Search à cet instant (20h30), lui… Cela pourrait indiquer que la censure est bien d’État, sur ordres/directives.
(Capture 06/12/2020 à 20h30)
Vous pouvez vous « amuser » autrement avec Google… en mettant les « qualités » du locataire de l’Élysée ou celles de BFM, par exemple !
Parmi les effets indésirables de mes nombreux médicaments il y a « nausée/vomissement ».
Je n’ai pas envie d’en rajouter.
Perso je ne me sers plus de Google il y a bien longtemps, sauf et occasionnellement quand je ne trouve rien avec, j’utilise https://swisscows.com/?culture=fr
Essayez-le, et dites-nous ce que vous en pensez.
À bientôt sur votre blog.
Je ne connaissais pas, et je n’ai jamais vu passer de « bot » identifié pour ce moteur sur le blog.
« Moteur sémantique » suisse semblant s’appuyer sur Bing (le moteur de Microsoft), ce qui en ferait un « Méta-moteur ».
Les résultats semblent pertinents et plutôt à jour.
Sur le Net, on trouve quelques polémiques à son sujet, mais plutôt anciennes.
Sa fiche Wikipédia.
Je l’ai essayé Swisscows et je l’ai adopté car il est plus précis dans les découvertes des recherches…Un vrai couteau / moteur de recherches suisse ! Merci!
C’est excellent comme les petits-suisses (petits fromages frais à la crème) et ce n’est pas ce bovidé là qui va me contredire!
https://francoischarlet.ch/images/Swiss_cow.jpg
Effet de ce billet, ou hasard, ce matin à 10h47, Bécasses masquées vs Bécasseaux sanderlings est bien référencé par Google :
Et une recherche sur le contenu retourne bien les résultats attendus.
Plus de 80 heures pour un référencement qui devrait être immédiat ou presque, il n’y a pas à dire, cela permet d’être réactif/dans le coup de l’actualité !:-/
À noter que je n’ai pas eu le fameux mail d’alerte.
Les infos relatives à la dernière « mise en cache » par Google montrent pourtant bien que la prise en compte/capture a était faite dès publication :
À part la vignette/miniature, les photographies ne sont toujours pas référencées par Google Images.
Perso j’use, de préférence, de http://www.startpage.com.
« En octobre 2019, Startpage BV est acquis par Privacy One Group, propriété de l’entreprise publicitaire System1. Cette acquisition questionne sur le respect de la vie privée. »
Fiche Wikipédia de Startpage
Bravo Google, le « service » Internet le plus puissant au monde !
Message obtenu à 16h02, en tentant d’aller sur la « Google Search Console » :
Ah oui, c’est tout ce que vous savez ?
Et même pas un « doodle » amusant pour agrémenter ce message plus que laconique.
PS : « Erreur 500 » = « Internal Server Error ». C’est chez Google que ça se passe.
Ajout d’un addenda : Retour du bouton de demande d’indexation.
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