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“Nouveau monde” vs “Ancien monde”

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

1988-1993, j’avais 26-31 ans…
À cette époque, je travaillais dans un Conseil général, l’instance départementale issue de la « Décentralisation ».
J’étais dans le bâtiment appelé « Le Château », avec, au premier, l’étage dit « De la Présidence ».
Il y avait 53 élus/conseillers généraux… Dont un « Président » et plusieurs « Vice-présidents » — notez qu’il y a le mot « vice ». Quasiment aucune femme, et une moyenne d’âge plutôt élevée.
Conseillers généraux — donc à la tête d’un « canton » —, certes, mais aussi maires, députés, sénateurs… L’un d’eux est même devenu ministre.
Réfugié dans ma tour d’ivoire — l’informatique —, j’étais juste au-dessus, à la « Direction générale », et je faisais tout pour les éviter, ces « élus ».
J’observais des magouilles, de loin, et je jaugeais leurs travers, petits et gros, n’arrivant que rarement à déceler des qualités et des comportements vertueux.
C’est à cette époque que j’ai commis “Projections”, quatre-vingts nouvelles, avec mon style encore plus particulier de l’époque, dont deux que je me permets de reprendre ici :

Au service de la République

Je n’ai pas réussi grand-chose dans la vie.
Ma carrière professionnelle est très ordinaire.
Ne me parlez pas de compétence, ce mot m’est étranger.
Je viens de faire un bilan, c’est plutôt négatif.
À l’approche de la quarantaine, il me faut gagner en honorabilité.
J’ai du temps de libre.
Je vais me présenter aux élections communales.
Le poste de maire ferait de moi le premier notable du patelin.
Le scrutin approche.
La campagne bat son plein.
Je n’ai pas de réel programme, mais les électeurs ont l’air de m’apprécier.
Il faut dire que le maire en place n’est plus en odeur de sainteté.
J’ai des chances de gagner.
Effectivement, je viens de gagner au tirage.
Les bulletins portant mon nom étaient les plus nombreux.
Je suis maire.
Cela me confère également les pouvoirs d’un officier de police judiciaire.
Je dois faire respecter la loi dans ma commune.
Je vais enfin être respecté.
Les agents de la mairie sont compétents.
Il me suffit de signer les documents qui me sont soumis.
Tout va bien.
Je viens d’être démarché par un parti politique.
Ils étaient convaincants, j’ai plongé.
Me voici encarté.
En échange, ils m’assurent de leur soutien.
Justement, les élections cantonales approchent.
Je vais m’y présenter.
Le parti fait de moi un candidat présentable.
Ils ont même retouché la photo imprimée sur les affiches.
Un candidat doit avoir une belle gueule.
C’est la soirée électorale.
Je suis anxieux, les résultats arrivent au compte-gouttes.
Victoire, je suis élu.
Je suis conseiller général.
J’ai droit à une jolie cocarde tricolore qui fera le meilleur effet dans ma voiture.
Je vais pouvoir me garer n’importe où.
En plus, du fait de mon appartenance politique, je viens d’être nommé vice-président du conseil général.
De notable communal, je suis promu notable cantonal, voire départemental.
Ça n’est pas trop prenant.
Les services sont compétents, il me suffit de signer les documents qui me sont soumis.
En échange, je perçois une indemnité conséquente.
Elle est bien supérieure à mon salaire d’employé même pas modèle.
Lorsque je participe aux réunions, j’ai également droit à des primes.
En quelques années, quel chemin parcouru !
Seule ombre au tableau, le parti me demande un service.
Un petit jeu d’écritures permet d’aider à son financement.
C’est la moindre des choses.
De plus, les risques sont minimes.
Rien ne m’arrêtera.
Je vais me présenter aux législatives.
Là encore, le parti est derrière moi.
Son soutien est efficace.
Je devance mon principal adversaire de plus de dix points.
Je viens d’être élu député.
De notable départemental, je suis promu notable national.
Là, c’est le grand jeu.
Cocarde tricolore « Assemblée nationale ».
Les limitations de vitesse ne me concernent plus.
Le permis à points, c’est pour les électeurs, pas pour les élus de prestige.
Des indemnités absolument royales, inespérées.
J’ai droit à une attachée parlementaire.
Ma copine Delphine fera l’affaire.
Tous mes frais sont pris en charge.
On m’appelle « Monsieur le Député ».
Ça n’est pas très fatigant.
Si je ne suis pas dans l’hémicycle, d’autres votent pour moi.
Je suis respecté.
Je suis l’élite.
Merci le parti !
Le Président veut embêter ses adversaires.
Je suis pressenti comme ministre.
Cela ne fera que récompenser mon charisme.
J’attends ma nomination avec impatience.
Malheureusement, il y a un os.
Un bouseux de journaliste vient de publier un article sur mon compte.
Je serais responsable d’une magouille pour financer mon parti.
J’aurais également détourné de l’argent au passage.
C’est trop injuste, ce poste ministériel va me passer sous le nez.
Je suis sali par des gens plus pourris que moi.
C’est vrai, quoi !
En moins de dix ans, je suis devenu député.
Pour mes divers mandats, la République me verse plus de quinze fois ma paye d’employé de bureau.
J’ai pu m’acheter quatre maisons et un bateau.
En plus, j’ai beaucoup voyagé.
J’ai un pouvoir fou, malgré mon incompétence.
Pourtant je n’ai jamais détourné d’argent pour mon propre compte.
Je suis honnête.
Malgré ma position privilégiée, je ne me suis pas enrichi personnellement.

ET

Détournement de pouvoir

Ce gars-là est fou.
Et en plus, il a peur.
Un fou qui a peur est imprévisible et dangereux.
Il met des costumes et porte la cravate.
Il a un grand bureau.
Le matin, il arrive de très bonne heure.
Le meilleur moyen de garder son fauteuil, c’est d’y être le premier et d’y rester !
La journée commence, angoissante.
Il regarde son agenda.
Il est le seul à pouvoir le lire, car son écriture est minuscule et saccadée.
Trois réunions.
À seize heures, une croix.
Il a prévu une heure pour se vider les couilles.
Sa maîtresse dirige un service, de l’autre côté de la rue, c’est pratique.
Aujourd’hui, il a deux personnes dans le collimateur.
Il faudra trouver une astuce pour les baiser, elles pourraient lui faire de l’ombre.
Et puis il faudra surveiller la femme de ménage, elle pourrait enlever une roulette à son fauteuil…
Il doit aussi rencontrer le président pour lui faire signer un truc tordu.
Il lui soumettra le dossier en parlant des personnes qu’il veut démolir, ça fera diversion.
Sa méthode est efficace, il était là aux débuts, il est toujours là.
Il était subalterne, il ne l’est plus.
Il y a bien longtemps que le seuil d’incompétence est dépassé.
On bricole, on agit par réflexe, on a peur en permanence.
Justement, un membre du directoire entre dans son bureau.
C’est le plus terrible, d’ailleurs il a une grosse voiture noire.
Il se lève de son fauteuil, lui tend la main et propose de lui rendre un service.
L’autre, qui était venu pour cela, lui expose l’objet de sa visite.
Bien sûr, on va arranger le coup…
Celui-là, au moins, ne pourra que le soutenir lors de la prochaine assemblée !
Comme il fait tout très vite, il fait tout très mal.
Des sommes phénoménales sont ainsi gaspillées dans des affaires mal étudiées et vouées à l’échec.
Peu importe, il fait signer les membres du directoire, ou le président.
Pour moi, il est fou, mais j’ai l’impression d’être le seul à le penser.
Le monde est rempli de ces personnages qui déclenchent en permanence des guerres.
Mon téléphone sonne et interrompt ma réflexion.
« J’arrive, Monsieur le Directeur général ».
Je me lève et je suis inquiet…

C’est un peu romancé, mais vous voyez l’ambiance.
J’ai réussi à tenir cinq ans dans ce merdier.
Mon seul contact avec le « Président »… Une promesse faite, un dossier (important) qui m’était confié solennellement, pour mieux me le retirer… la semaine suivante !
J’ai finalement quitté ce bordel pour me mettre à mon compte et le « Président » suivant déclarera devant son « assemblée » que j’avais quitté le navire pour « Monter une “officine” »… Quelle élégance, digne, bien sûr, d’un « élu » !

C’était donc il y a environ trente ans.

Et maintenant, je me dis que ça n’était finalement pas si mal.
Quand je vois ce gouvernement, ces « élus » LaREM/LREM, je me dis que je n’aurais pas tenu une seule journée !!!
Godillots, parvenus, inhumains, prétentieux, abjects, puantissimes, condescendants, têtes à claques…
Bref, c’était pire « avant », mais c’est bien pire maintenant !
Mais où allons-nous ???

Vignette : « Drôle de tunnel »

© PF/Grinçant.com (2020)

13 commentaires sur ““Nouveau monde” vs “Ancien monde””

  1. Pour confirmer ce billet et cela n’est pas de moi…

    « Ce qui pose problème c’est que, entre Emmanuel Macron et les élus, les députés, il y a une sorte de cabinet noir, d’une vingtaine de personnes qui ne sont pas élues, qui sont justes des technocrates, qui décident de tout, qui nous donnent des fiches et qui disent c’est ça et il n’y a pas à discuter. »
    François-Michel LAMBERT député des Bouches-du-Rhône (ces députés qui quittent la majorité) :
    https://lalettrepatriote.com/lrem-ces-deputes-qui-quittent-la-majorite/

    C’est bien l’oligarchie et plus précisément l’oligarchie macronienne, n’est-ce-pas ?

    1. C’est pire que ça, car ces « technocrates » veulent faire du zèle, et devancent même d’éventuelles demandes/attentes, pour diverses raisons, souvent très mauvaises.
      Il n’y a qu’à voir les « uniformes » (préfets notamment) derrière ou aux côtés d’un ministre, c’est pathétique !

      Ça me rappelle un billet de 2013 : Catastrophes : “On attend l’arrivée de parasites opportunistes…”

      Là, avec la « macronie », nous touchons à l’ultime, au bout du bout.
      Et avec un « Principe de Peter », et des nul(le)s/des arrivistes à tous les étages, imaginez l’état de notre société : c’est terriblement pathétique et probablement irréversible.

    2. @Pamphlétaire
      À mon avis _ça date pas de Macron. Même si, soyons honnêtes, on ne peut pas demander à un homme de maitriser tous les sujets (un député qui maitrise le fonctionnement du budget, la défense nationale, la sécurité sociale… ça n existe pas). Par contre, le cumul des mandats fait que vous avez une personne, déjà pas forcément compétente à la base, qui n’a de toute façon pas le temps d’analyser le dossier si elle en avait envie.
      Après, c’est sûr qu’avec Macron, c’est une certaine technostructure qui a pris le pouvoir (pas neuf quand même : Hollande ou Chirac étaient énarques et s’entouraient d’énarques). Si Hollande méprisait le Français moyen (et il est pas le seul, le bobo CSP le qualifie de beauf), il se cachait pour parler des « sans dents ». Avec Macron, c’est devenu plus visible, avec comme conséquence le retour de flamme des GJ.
      On risque d’avoir une polarisation maximale en France : d’un côté les bobos, CSP et habitants des grandes villes qui votent Macron. De l’autre le reste de la population : largement majoritaire, mais qui n’est pas unie (votant LFI ou FN).

  2. Beaucoup de brèves et billets très intéressants, @PF teste avec célérité et esprit épistolaire son nouveau clavier.

    J’essaierai d’alimenter les commentaires sur ces différentes remarques et réflexions des que je serai un peu moins overclocké.

    Un point noté par @cdg que je plussoie. « À mon avis ça date pas de Macron. »
    Et il y a d’autres éléments pertinents aussi dans son commentaire.

    Bon, je file, je reviendrai plus en détail sur l’aventure magnifique de @PF.
    Ça aurait pu s’intituler : « Monsieur Normal dans la sphère territoriale paranormale hexagonale: Mythes, scandales et réalités » ;)

    1. Eh non, tout cela est fait avec mon clavier filaire « mécanique », le « nouveau » ne me servant que ponctuellement, essentiellement sur portables. ;-)

      Un « Monsieur Normal » ne peut pas rester dans ce type de « sphère », la preuve… Et encore, je ne raconte pas toutes les difficultés qui m’étaient faites, uniquement parce que je voulais bosser/m’éclater…
      Par contre, question « récupération », ces gens savent parfaitement y faire. Je me souviens d’une remarque du Directeur départemental de l’Équipement, alors que je quittais son gourbi pour la « territoriale » : « PF, on va finir par vous regretter… » (après avoir tout fait que j’aille voir ailleurs). Et plus tard, la remarque sur mon « officine » m’est restée au travers de la gorge, mais cela a été dit dans mon dos, comme il se doit.

      PS : Vous êtes « overclocké » ou bien « overbooké » ? Car l’overclocking, pour les humains, nécessite souvent des substances spéciales, et cela peut pousser au burnout… Bon, avec tous les scandales sexuels, il y a aussi le « Burnes out »… ;-)

      1. Overbooké… mais la saisie automatique de ma tablette a basculé en overclocké, et comme j’ai pas relu avant de valider, j’ai laissé passer la boulette ;)

        Pour le « burnes » out ca va, je suis pas concerné par le #balance… ;)

        1. Je me disais aussi… Cependant, l’accélération de l’horloge biologique est une idée novatrice qu’il serait bon d’appliquer à certains enfoirés/empaffés qui nous pourrissent la vie… ;-)

  3. Écoutant attentivement un député (je boycotte l’écriture inclusive de la startup nation) encarté LREM expliquer à qui veut l’entendre qu’il ne fallait pas se plaindre de la réforme des retraites qui est un des points de programme sur lequel E. Macron a été élu par les Français, j’ai pris conscience de la différence entre ancien et nouveau monde :
    — Avant, nous avions des connards* qui nous** prenaient pour des cons.
    — Maintenant, nous avons des cons* qui nous prennent pour des connards.

    Oui, c’était mieux avant. Être un connard n’exclut pas d’être cultivé et/ou intelligent.

    * connards/cons : dirigeants politiques
    ** nous : le peuple

    PS : Je suis heureux de vous compter encore parmi nous… Toujours aussi grinçant !
    PPS : Je comprendrais que le webmaster préfère remplacer « connard » par « ordure » et « con » par idiot.

    1. Je ne change rien, ces mots me semblent à leur (bonne) place dans le contexte. Et autant appeler un chat un chat.

      PS : La résistance, c’est bien, et je la pratique dans bien des domaines, dont la santé… ;-)

  4. Romancier, essayiste et dramaturge, journaliste et critique d’art français, tel a été Octave Mirbeau (1848–1917), un oublié ou un inconnu de nos jours. (Ne pas confondre avec Mirabeau son aîné.)

    Il s’est battu avec constance contre toutes les forces d’oppression, d’exploitation et d’aliénation, contre la presse vénale et anesthésiante, le capitalisme industriel et financier, qui permet aux gangsters et prédateurs des affaires de se partager les richesses du monde, les conquêtes coloniales, qui transforment des continents entiers en jardins des supplices, et le système politique bourgeois, qui se prétend abusivement républicain, alors qu’il ne fait qu’assurer la mainmise d’une minorité sur tout le pays, avec la bénédiction des électeurs moutonniers, « plus bêtes que les bêtes » : aussi appelle-t-il ses lecteurs à faire la grève des électeurs (Le Figaro, 28 novembre 1888).

    Voici un aperçu de sa prose et de sa réflexion :…/« Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est d’ailleurs pas en son pouvoir de te donner. (…) Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne disent rien, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. »/…
    (Sur Saint-Andre-d-Olerargues.com)

    Je pense que cet article de 1888 est toujours d’actualité pour décrire les élections/les électeurs, avec une prose claire, nette, précise.

    Sur ce site, il y a de nombreux jolis textes à découvrir dont « La colère du général » en alexandrins, que je mets en lien (à l’appréciation de PF), dans la brève du 19 juillet, vu que je cite le général de Gaulle.

    « (…) tout ce qui n’est point prose est vers; et tout ce qui n’est point vers est prose. »
    Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit) 1622-1673, le Bourgeois gentilhomme, II, 4

    1. Tout est d’actualité puisque nous sommes dans la décadence la plus totale.
      Vous postez sur un billet où je remontais deux de mes textes écrits en 1992/1993, fruits d’une expérience/d’un vécu encore antérieur.
      J’étais déjà dégoûté à l’époque, mais je ne pensais pas assister un jour à ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux.
      Notez que cela se fait aussi avec la collusion des « élus » de moindre niveau que j’observais dans le cadre d’un « conseil général » (département), dont des députés et des sénateurs. Beaucoup étaient déjà peu reluisants à l’époque, mais là ils sont carrément dans l’abject et la trahison la plus totale.
      Bref, il va falloir avoir de la mémoire, et c’est bien pour cela que je m’attache à publier de manière à historiser — eux hystérisent — un peu tout ça, à ma manière.
      Ils nous font vivre dans la peur et la souffrance ? Il n’y a aucune raison qu’ils y échappent, même si cela se fait en différé du fait de leurs compromissions et de leurs protections.

      1. Petit bémol à votre propos : « Ils nous font vivre dans la peur et la souffrance » ?
        Pour ma part il est plus juste de dire : « Ils nous imposent la peur et la souffrance. »

        Et je suis beaucoup plus dubitatif dans la suite de votre phrase : « Il n’y a aucune raison qu’ils y échappent, même si cela se fait en différé du fait de leurs compromissions et de leurs protections. »

        Si, ils y échapperont, leurs protections étant protéiformes.
        Et le pire c’est que les plus acharnés à les défendre sont aussi — souvent — ceux qui pâtissent le plus de leurs agissements.

        Il n’existe qu’un moyen de remettre les pendules à l’heure, mais si j’en entends beaucoup parler, je ne vois toujours rien venir.

        Dernièrement, je me suis d’ailleurs gaussé d’un type qui voulait m’expliquer qu’un autre monde était possible dont la liste/mouvement s’appelait « Un notre monde PACA ».
        Certes, les intentions sont louables, mais… mise en œuvre impossible sans passer par une certaine case, qu’il avait occultée.

        Il commençait à me courir le haricot en me parlant de sa révolution citoyenne pacifique, je lui ai rappelé que révolution et pacifique sont antinomiques et qu’oncques ne vit une révolution qui ne fit couler du sang, il serait temps d’arrêter les utopies.
        S’il voulait vraiment mettre en œuvre son joli et très intéressant programme, il ne pourrait le faire qu’en acceptant ce paramètre, sinon autant rester chez lui.
        Pour la petite histoire, il a fait 0,25 % sur 44 % de votants, donc moins de 0,10 % de l’électorat global.
        Y’a pas à dire, la paix est porteuse de rassemblement :=)

        Quand un système est pourri, c’est comme les murs, il faut l’abattre et pas avec des mamours mais avec un tractopelle.

        Mais bon, il semble que le parti pris soit de rafistoler les murs, et de tout faire pour éviter que les ruines ne blessent quelqu’un quoi qu’il en coûte. Bref, le truc débile par excellence.
        Moi je dis chapeau, l’utopie et le jour où on fera une omelette sans casser des œufs, je veux assister à ce miracle.

        1. Oui, ils nous « imposent », par des méthodes glauques et vicieuses, et donc nous font vivre (dans) la peur/la terreur, le stress et la souffrance.
          Je m’inclus dedans par le « nous », car, même (très) blindé, je constate que ça m’atteint, ne serait-ce que dans l’inconscient.

          Dans l’une de mes vies antérieures, je me souviens d’élus qui s’affolaient, car l’un de leurs « collègues » ne sortait pas des toilettes…
          Il était mort d’une crise cardiaque sur la cuvette des chiottes, comme une grosse merde qu’il était. Il a eu l’humiliation ultime quand les pompiers l’ont retiré de ce lieu bien symbolique.
          Et ça a été pour moi un moment de jubilation. La force de la pensée ?

          Ils font dans leur froc en permanence, et ça ne doit pas être confortable à vivre, même protégés.

          Non, non, il n’y a aucune raison d’être « dubitatif », je suis bien sur votre ligne, et, effectivement, on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs.
          D’ailleurs, vous voyez, je vous réponds à 4 heures du matin, eh bien c’est parce que je (re)fais des insomnies entre des rêves/cauchemars que je ne peux même pas décrire tellement je risquerais une incarcération immédiate.

          Bon, je retourne voir un film de zombies ou d’exorcisme. ;-)

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