Je fréquente les marches du Palais.
Je forme des magistrats.
Aujourd’hui, le palais de justice de Paris est mon fief.
Des juges sont mes élèves.
Ils sont sympas.
En robe noire, ils sont différents.
Ils représentent la Loi, la Justice, la République.
En notre nom, ils jugent.
Tout le monde peut un jour être face à eux.
Ils sont notre recours, ou notre condamnation.
Personne ne peut se soustraire à la Justice.
Et pourtant…
Et pourtant, les banques peuvent vous interdire de chéquier pendant dix ans.
Et pourtant, le fisc peut saisir tous vos biens, ou tout votre argent.
Et pourtant, des politiques peuvent assassiner des citoyens sans être jugés.
La balance de mon pays est comme celle de mon boucher : le fléau est tordu.
C’est ce qu’on appelle avoir le sens des affaires !
© PF/Grinçant.com (Projections 1992-1993)