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Un matelas à livrer « dans la pièce d’utilisation » livré… dans la rue !

Documents de livraison sur l'emballage du matelas

« Remplacer un matelas de BZ ? Mais quelle idée tordue et compliquée ! »
C’était mon billet du 10 septembre 2024, jour de ma commande sur Internet.
« Expédié sous 15 jours », c’était la mention en face de l’article.
Oui, mais au bout de 15 jours, je m’inquiète.
Et l’on me répond que la commande auprès du fabricant a subi un incident de transmission.
Finalement, il arrive chez mon fournisseur le vendredi 4 octobre.
Mais leur prestataire de transport pour la livraison finale ne passe que le… jeudi !
Donc, l’enlèvement chez eux est prévu pour le 10 octobre, pour une livraison à partir du 15.
Samedi 12/10, le transporteur m’envoie un SMS pour que je planifie la livraison.
Je choisis le mercredi 16/10, créneau de sept heures à midi.
Et je tombe sur un laïus m’exposant tout leur protocole…
… qui m’explique bien ce à quoi j’ai droit.
Mais surtout, que si la livraison ne peut être effectuée, je dois en payer une nouvelle !
Il faut dire que j’ai payé cette livraison la bagatelle de 69 euros.

La veille, à 16h51, nouveau SMS pour resserrer le créneau, qui devient 8h00-10h00.
Ce SMS m’annonce aussi que je recevrai un QR code à présenter aux livreurs.
QR code que je ne recevrai jamais et qui ne me sera d’ailleurs pas demandé.

Hier, mercredi 16/10/2024, jour fatidique, j’attendais ce fameux matelas.

  • 9h41, un SMS : « Bonjour, votre livreur a commencé sa tournée. Suivez votre position dans la liste d’attente (lien) ».
  • 9h49, nouveau SMS : « Bonjour, votre livreur est en route vers votre domicile, il arrivera vers 10:04. Suivez son avancement (lien) »

Sauf que ce cinéma ne sert à rien, puisqu’à 9h30 on m’avait déjà téléphoné sur mon portable…
— Bonjour, c’est pour votre livraison.
— Bonjour, vous montez directement ou je dois descendre ?
— Vous devez descendre.

La voix de mon interlocuteur était, disons, peu compréhensible.
Et je m’attendais à une suite cohérente avec ce premier contact…
Je descends, et devant l’immeuble le camion était garé sur la rampe d’accès.
Ses portes étaient ouvertes, et mon matelas était posé sur le hayon élévateur.
L’un des deux « livreurs » photographiait avec son smartphone le matelas et les documents collés sur l’emballage.
Puis son collègue me dit : « C’est bon, vous pouvez le prendre ! »
J’ai rapidement analysé la situation, et je me suis emparé du matelas, qui, heureusement, n’est destiné qu’à un fauteuil-BZ.
Mais c’est encombrant à transporter, et finalement assez lourd.
Et, avant de déballer, j’ai bien eu confirmation du foutage de gueule que je venais de subir.
Bien en vue, il y avait une étiquette :

« Livraison déballage
Dans la pièce d’utilisation
+ contrôle
+ déballage
+ évacuation emballages
+ contrôle après déballage »

Étiquette d'instructions de Livraison-Déballage

Cette étiquette doit être bien visible sur les photos du livreur.
Outre le fait que le matelas était sur le hayon du camion, donc dans la… rue !
Et qu’il n’a été nullement déballé/vérifié.

Vous me direz, pourquoi ne pas avoir exigé la « prestation » prévue ?
Eh bien, tout simplement, parce que j’étais soulagé de ne pas faire entrer ces deux « livreurs » chez moi !

Je me demande même si l’enlèvement du vieux matelas n’était pas prévu au « contrat », car il était précisé dans leur protocole.
J’ai donc ajouté ma propre prestation aux 69 €, pour aller à la déchèterie :

Un matelas livré dans la rue ?
Non, je ne suis pas SDF !

Visuel : « Un colisage pourtant bien explicite question directives de livraison/déballage. »

© PF/Grinçant.com (2024)

 

4 commentaires sur “Un matelas à livrer « dans la pièce d’utilisation » livré… dans la rue !”

  1. Le métier de livreur n’est pas facile. Trouver du personnel n’est pas toujours simple pour les sociétés de livraison. Peut-être que vos livreurs ne maîtrisent pas la langue française ou n’ont pas vu l’étiquette ? De mon côté, rares sont les livreurs qui exigent un code de livraison ou Qrcode pour livrer. Ils sont tellement minutés (et traçés au GPS) qu’ils n’ont pas le temps de gérer l’administratif. Sitôt gribouillé un semblant de signature sur un écran de smartphone qu’ils sont déjà repartis !

    1. C’est bien la règle du moindre effort qu’ils ont appliquée.
      L’étiquette d’instructions de livraison était la plus visible, et il y a le logo de l’expéditeur dessus, mais aussi celui de la société de transport.
      Il s’agit de livraisons « à deux livreurs », justement jusqu’à la pièce d’utilisation/de livraison, et c’est clairement expliqué dans le « protocole » de la société de transport qui les emploie.

      Le fait de photographier la marchandise dans la rue, à même le hayon élévateur, alors même que j’arrivais, montrait clairement leur volonté de ne pas assurer la prestation jusqu’au bout.
      Les photos auraient dû être prises chez moi.

      De plus, dans ce contexte, difficile de vérifier le bon état du matelas.
      J’ai eu un doute sur la présence des « lacets » — indispensables sur un BZ — et, alors que je vérifiais, j’ai senti un énervement de leur part.

      Quant au protocole de livraison, avec ces SMS décalés et ce QR code annoncé, il est carrément foireux.

      69 euros pour une telle « prestation » ? Je ne suis pas d’accord !

  2. Vous avez bien fait de récupérer le colis en extérieur, le « repérage » est devenu un risque bien réel! Avec les « nouvelles technologies », un point G P S est vite et discrètement enregistré pour une future « visite » amicale, totalement désintéressée de votre nouveau matelas, bien sûr!!!
    Saludos cordiales.

    1. Depuis le début de l’année, j’en suis à au moins 80 livraisons à mon domicile — sans faire entrer personne —, et c’est sur ce coup que j’ai eu la plus mauvaise impression.
      D’ailleurs, je n’ai pas reçu d’enquête/de demande de notation de la part du transporteur, ni même de SMS « livré ».

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