Vie « pépère », et actuellement « solo ».
Un peu « geek », mais raisonnablement.
Versé dans l’informatique, la photo et le multimédia.
Je me suis fait un week-end véritablement d’enfer !
Comme vous le savez probablement pour les batteries…
- Il faut éviter les décharges profondes.
- Il faut éviter de les laisser en charge lorsqu’elles sont à 100 %.
- Elles se déchargent même sans être utilisées.
- Une batterie doit vivre des cycles de charge/décharge.
- De plus en plus d’appareils ont une batterie inamovible/intégrée.
Donc, si la batterie est HS, c’est l’appareil entier qui va au SAV ou à la déchetterie. - Et pour ceux avec piles, elles peuvent… couler !
J’ai donc pris pour habitude de faire régulièrement — presque tous les mois — ma « tournée » des batteries…
Et ce week-end, je me suis mis à ce qui est devenu une véritable corvée !
Et d’ailleurs, pour ne rien oublier, je gère tout cela avec un… tableur !
L’occasion de faire des statistiques hallucinantes.
Alors voilà, dans mon « parc », j’ai comptabilisé :
- 104 appareils fonctionnant sur pile(s) ou batterie(s)
- 57 batteries amovibles/de secours
- 41 appareils à pile(s), pour un total de 68 piles
C’est effarant !
Pour les piles, il faut prévoir leur remplacement, et avoir un peu de stock.
Les formats recensés : AA, AAA, CR1632, CR2025, CR2032, CR2450
Pour les batteries rechargeables : AA, AAA, 18650, 21700
Mais aussi plusieurs formats « propriétaires ».
Il y a celles du drone (4).
Mais aussi de mes appareils photo, pour un total de 14 batteries en 3 formats différents.
Pour les flashes, je préfère les batteries aux piles (plus de puissance, et temps de recyclage plus rapide).
Pour tout ce petit monde, il faut prévoir les chargeurs, souvent « propriétaires ».
Ou bien disposer de chargeurs performants et fiables.
Pour l’USB il y a de tout, donc il faut les câbles qui vont bien.
Et il ne faut pas tout mélanger, ne pas mettre un câble ordinaire sur un chargeur puissant.
Et comme un seul chargeur USB devient vite insuffisant, il en faut plusieurs.
Et tant qu’à faire, utiliser des « powerbanks ».
Et même le top pour la mobilité, charger un powerbank qui servira à alimenter un… chargeur USB !
Et pourquoi ne pas charger un powerbank avec un autre powerbank ?
Ah ben justement, des powerbanks, j’en ai — non comptabilisés précédemment — maintenant 6, pour un total de 70 000 mA · h !
Bref, il faut jongler avec tout ce petit monde, et ça devient très compliqué, même si tout s’est construit « logiquement » pour moi, au fil de l’eau.
Et d’ailleurs, dans ce domaine, qui peut le plus peut le moins.
J’avais un chargeur 35 watts, puis j’ai ajouté un 65 watts, plus « polyvalent », et maintenant je suis passé à un… 100 watts !
Pourquoi ? Parce que je suis passé à un powerbank capable de délivrer 130 watts, toutes sorties cumulées !
Bref, il faut presque être ingénieur multispécialisé !
L’occasion pour souligner quelques points…
L’horreur pour un daltonien !
Je ne compte plus les engins ou le voyant passe du rouge au vert…
Comment faire ???
Figurez-vous que j’utilise mon smartphone avec une application qui m’indique les couleurs via l’objectif photo ! Système D !
Les appareils mal conçus
J’ai un scanner portatif qui ne se recharge que… branché à un ordinateur !
J’ai un appareil de mise sous vide qui ne se charge qu’avec le câble USB livré avec. Le branchement n’est pas « standard » !
Bien sûr, ce câble ne fonctionne pas avec d’autres appareils USB.
Rien que pour l’hygiène/beauté…
4 rasoirs/tondeuses, et 4 chargeurs différents !
2 équipements Braun n’utilisent pas le même chargeur Braun.
Les cycles de recharges
Une batterie à une durée de vie limitée en cycles décharge/recharge, en gros, c’est 500.
Il vaut donc mieux éviter de « bouffer » un cycle pour rien…
Eh bien il y a des chargeurs/des powerbanks qui repartent sur un cycle dès qu’on leur ajoute un appareil, interrompant ceux déjà branchés !
Les charges lentes et/ou de faible capacité
C’est bien joli de charger comme un bourrin, mais une charge « lente » préserve la batterie.
Il faut donc jongler avec les chargeurs et leurs capacités (nombre de prises/slots) pour « optimiser ».
Pour certains appareils — comme ma montre connectée —, il faut mettre le chargeur — cf. un powerbank — en mode « lent », lorsque cette fonction est disponible, sinon la charge (par induction) s’arrête rapidement, voire ne se fait pas du tout.
Les incompatibilités
Il y a des « normes » — QC (3,0), PD/PowerDelevery, etc. — et un bon équipement (chargeur/powerbank) est normalement presque « universel » en USB.
Oui, mais voilà, on tombe sur des bizarreries, avec des couples chargeur/appareil à charger qui s’avèrent incompatibles.
La sécurité
Et il ne faut pas oublier que tout ce petit monde peut être dangereux.
- Risque de choc électrique (quand c’est relié au secteur).
- Risque de surchauffe, voire d’incendie/explosion.
- Risque de flinguer un appareil.
C’est la raison pour laquelle j’évite toute quincaille, câbles compris.
Plus (privatif) de chargeur dans les boîtes
Un téléphone à presque 1 500 € — comme mon nouveau Samsung S24 Ultra — ? Même pas de chargeur dans la boîte !
Un appareil photo, même haut de gamme ? Idem ! Il faut s’équiper du chargeur qui va bien !
Et c’est même indispensable pour les batteries « format propriétaire » de rechange/réserve.
Bref, tout cela est bien cynique, et tout ce chaos est savamment organisé !
Visuel : « Histoire d’être au courant, alternatif et continu »
© PF/Grinçant.com (2024)
Hallucinatoire!!! Très beau billet qui fait prendre conscience de tous ces appareils sans fil qui font partie de notre quotidien!
Et aussi des tiroirs remplis de piles/batteries, câbles USB, adaptateurs, les « on sait jamais, ça pourrait servir » !!!
Et j’oubliais : les 48 piles des différents capteurs de l’alarme de la maison……. mais là, les pros s’en chargent ouf !!!!!
¡Feliz semana!
Ceux-là ne sont pas comptabilisés dans mon décompte.
Je ne fais état que de ce qui est opérationnel/uilisé.
Super article qui permet de réaliser combien nous sommes dépendant de l’électricité et des batteries-chargeurs-piles en tout genre qui nous envahissent !
Je n’ose même pas faire le point chez moi : je tomberai des nues devant tant de dépendance.
Ne plus mettre de chargeur dans les appareillages, c’est mesquin mais c’est bon pour la planète ;-)
(moins pour notre porte-monnaie).
Je pense que beaucoup de personnes seraient effarées si elles faisaient ce comptage à leur domicile.
Pour ma part, je suis habitué à me coller à cette « tournée » presque rituelle, mais je ne m’attendais quand même pas à un tel bilan.
Le problème, c’est que les constructeurs — notamment pour la photo et l’hygiène — jouent la carte des batteries/chargeurs/câbles « propriétaires » alors que d’autres nous ont envahis de chargeurs/câbles USB de pacotille parfois même exotiques qu’il ne faut pas croiser/mélanger.
En fait, tout cela est voulu, et à la fin on en arrive à l’emmerdement maximum pour l’utilisateur, sans parler du caractère « jetable » des appareils du fait de l’impossibilité de remplacer la batterie (donc de l’obsolescence parfaitement programmée par ce biais).
Même avec du matériel « pointu » question chargeurs/powerbanks, j’ai encore des mauvaises surprises.