Ah, les salles d’attente, je les adore !
Malheureusement, je fréquente essentiellement les « médicales ».
Vous savez, celles où l’on ne se parle plus.
Celles où chacun semble absorbé par son smartphone.
Celles où l’on ne dit que rarement « Bonjour » en entrant, et encore moins « Au revoir » en en sortant.
Celles où l’on peut observer les « patients » qui ne se donnent que rarement la peine de se mettre sur leur trente-et-un.
Celles où l’on éprouve des frissons à chaque fois que quelqu’un est appelé : Est-ce mon tour ?
Celles où l’on éprouve des déceptions quand l’on comprend qu’il faudra encore attendre.
Celles où l’on regarde sa montre quasiment toutes les minutes.
Celles où l’on voit des ambulanciers/brancardiers qui font la gueule et qui feraient mieux de changer de métier.
Celles où l’on voit des gens déprimés, au bout du rouleau, physiquement et/ou mentalement.
Celles où l’on se dit que, finalement, il y a (bien) pire que soi.
Et parfois, je n’attends même pas dans une « salle », mais carrément dans un couloir d’hôpital.
Après avoir dégoté une chaise pliante pour bien m’installer.
Et replié les jambes pour laisser passer les lits avec tout l’attirail à perfusions, voire de monitoring.
Ou bien les malades en pantoufles et nuisette d’hôpital — quelle élégance —, avec, encore, un porte-perfusions, mais à roulettes.
Je connais aussi ces dernières situations, et je n’en rigole pas.
Vous attendez peut-être des photos de paysages/de randonnée…
Eh bien je vais vous dépayser, avec des photos de… « salles d’attente » !
Mais juste avant, pour rire, hier, j’ai entendu une remarque qui doit être un grand classique dans le milieu :
« Ici, vous êtes à l’hôpital, et un patient, ça doit… patienter ! »
Ah ah, qu’elle est bonne !
PS : Avec un peut de chance, peut-être lirez-vous cette Brève avec votre smartphone dans… une salle d’attente !
© PF/Grinçant.com (2022)
Il me semble que pour aller consulter en hôpital/clinique, avec ou sans rendez-vous, il va falloir ingurgiter des calmants pour patienter en dehors de la colère, du courroux, de la furie… Quand ce n’est pas « Revenez demain, le médecin n’est pas là… »
Patience : nom féminin ayant plusieurs définitions dont « Qualité, disposition d’esprit de celui qui sait attendre ce qui tarde, en gardant son calme et son sang-froid ».
« Si, au contraire (…) vous pouviez avoir la patience, je dirai même le bon sens de laisser faire le médecin qui guérit toute chose, le Temps (…) »
Musset (Alfred De), 1810-1857, Bettine, 17
« En réalité, ce qu’une telle situation demandait de lui, cette patience, cette attente, cette fausse activité que paralysait le sentiment d’une impuissance totale, c’était bien ce qui répugnait le plus foncièrement à son tempérament, ce qui exigeait de lui le plus insoutenable effort. »
Martin du Gard (Roger), 1881-1958, les Thibault, t. IV, p. 178
Proverbe : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (La Fontaine) = on obtient davantage par la persévérance que par la violence et l’agitation (c’est d’actualité, ça !)
Il y a des astuces pour limiter les désagréments.
Par exemple, pour ma généraliste qui arrive généralement en retard à son cabinet, et qui consacre souvent plus de temps que prévu à ses patients, je prends mes rendez-vous en début de matinée, pour être le premier de la journée, ou, au pire, son second patient.
Pour l’hôpital, les rendez-vous sont plutôt ponctuels.
Le pire qui me soit arrivé est un « Ah, le Dr est en vacances », pour un rendez-vous planifié depuis six mois. La secrétaire, à l’accueil du service, a eu comme un moment de panique en me voyant arriver, et surtout, en consultant l’agenda partagé où mon rendez-vous était bien programmé/visible. Pour cet incident, on ne m’a trouvé aucune explication rationnelle/plausible, mais je pense que c’est symptomatique d’un monde de l’hôpital qui est déstructuré/démotivé.
Je pense, comme beaucoup de Français, que les 3/4 du personnel médical ne veut pas le bien des malades.
Le Covid reste une preuve magistrale de ce que je viens de dire. En effet, si tous les professionnels de santé avaient prescrit courageusement les bons remèdes et refusé la vaccination, l’affaire Covid n’aurait pas duré aussi longtemps.
« Nous ne faisons qu’obéir aux ordres… », la facilité qui évite de se poser des questions pour tous ces intervenants, mais qui apparemment ne les gêne pas plus que ça, vu le zèle déployé pour appliquer les directives sagement approuvées. C’est atterrant la situation actuelle, le mur d’incompréhension n’a plus de limite, une certaine force de caractère est devenue essentielle et primordiale pour contrer toutes ces aberrations qui n’ont aucun sens. On peut se tourner dans tous les sens, les gens sont devenus complètement fous, dur dur de garder son sang-froid…
Pour la force de caractère et le sang froid, curieusement, c’est aux patients d’en faire preuve.
Je rappelle une réponse qui m’a été faite par une généraliste alors que je lui faisais une demande (argumentée) de certificat de dispense de masque : « Non, je ne peux pas, je n’ai aucune directive pour cela ! »
Consternant : Refus de certificat pour dispense de port du masque (29/09/2020)
Des « directives » ??? Consternant et édifiant !
Je suis plutôt d’accord avec vous, mais sincèrement, il y a des soignants à « sauver », j’en connais.
Il faut aussi prendre en compte les « médecins de plateaux » qui ont fait énormément de dégâts dans cette « crise ». Le monde médical aura du mal à s’en remettre.
Pour ma part, ma confiance en a pris un coup, mais je suis obligé de gérer ma situation avec ces bouleversements et de faire avec cette situation (très) dégradée.
Comme vous le voyez, pour me détendre, je photographie les salles d’attente.
Je rappelle un exemple purement scandaleux : Crise du Covid-19 et reins viables à la poubelle (13/05/2020)
Attente dans les couloirs et à l’extérieur de l’Hôpital européen qui est un hôpital privé de Marseille situé dans le 3e arrondissement, dans le quartier de La Villette. L’Hôpital européen a ouvert ses portes le 19 août 2013 et remplace les hôpitaux Ambroise-Paré et Paul-Desbief.
Inauguration de l’hôpital le 20 février 2014. Quelque chose a changé avec la vidéo précédente semble-t-il, avec la présence des élus de tous bords…
« Las du triste hôpital, et de l’encens fétide
Qui monte en la blancheur banale des rideaux
Vers le grand crucifix ennuyé du mur vide,
Le moribond sournois y redresse un vieux dos (…) »
Mallarmé (Étienne, dit Stéphane), 1842-1898, Poésies, « Les fenêtres »
Curieuse scène en effet (première vidéo).
Attendaient-ils un « dignitaire » ?
Ou alors des marabouts donnent des consultations dans cet établissement ?
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