Depuis que j’ai un drone, je ne me sens plus.
Je bats de l’aile, ou plutôt des pales à la moindre occasion.
Et je m’envoie en l’air à coup de joysticks.
J’ai bien acheté deux simulateurs sur PC, mais je préfère le réel.
Et, plus que jamais, la période m’enjoint à prendre de la hauteur.
À évacuer de mon esprit les images de seringues omniprésentes sur les écrans.
Et à m’amuser de tout et de rien, de rien et de tout, en capturant des moments furtifs.
C’est aussi un exercice de haute tenue, car à mon âge je pourrais avoir la tremblote.
Mais j’arrive encore à faire des photos correctes à main levée, même à fond de zoom.
Pourtant, l’adversité est là, comme pour me rappeler un (triste) sort inéluctable.
Moi qui fais tout pour me débarrasser d’une emmerdeuse collante à l’extrême.
Moi qui opérais un décollement de crétine, je souffre d’un décollement de rétine.
Heureusement, c’est l’œil gauche qui est touché, alors que je vise avec le droit.
Diagnostic tout frais, au moins j’ai une explication qui vient se cumuler à d’autres.
L’occasion, pour une sélection de quatre photos prises cette semaine.
La lune
En fait, prise le matin, avant qu’elle ne disparaisse à cause de ce salop de soleil.
Mais avec un « post-traitement » en noir et blanc pour lui donner un air menaçant.
Je ne comprends pas pourquoi l’expression « face de lune » est une insulte.
L’hélico du SAMU F-HENG
Normalement, il devrait être à Perpignan, dans le 66, sa base de rattachement.
Mais il s’agit probablement d’une migration.
Après tout, j’ai bien vu un papillon colibri dans une forêt du coin.
Deux planeurs
Des ébats dans le ciel, probablement la saison des amours.
Je ne sais lequel est le mâle et l’autre la femelle, à moins qu’ils ne soient LGBT.
J’attendais un accouplement en plein ciel, mais j’ai été déçu.
Une libellule sur un fil
Oui, mais pas sur n’importe quel fil, puisqu’il est « barbelé ».
Le genre de chose qui évoque la douleur, la privation de liberté(s).
Mais elle, elle s’en amuse, perchée qu’elle est sur des pointes prévues pour faire mal.
© PF/Grinçant.com (2021)
Whaouuuu… Superbes photos d’OVI ! J’aime tout particulièrement celle de la libellule, tout en délicatesse et riche en symboles ! Les légendes de ces photos sont savoureuses… L’idée suggestive de l’accouplement en plein ciel de deux planeurs… et soudain ces deux « objets » sans âme sont sources d’inspiration… Chapeau, l’Artiste et merci de nous faire partager ces instants d’émotion !
Ce qui m’a sidéré avec les planeurs, c’est qu’ils se livraient à ces « ébats » en plein au-dessus de la ville, alors que je ne peux même pas la survoler avec mon drone de moins de 250 grammes.
Les libellules m’amusent beaucoup quand j’observe leur manège en les photographiant. On dirait qu’elles « jouent » en décollant au moment le moins opportun (la prise de vue/le déclenchement), mais elles reviennent le plus souvent se poser… au même endroit !
Les commentaires sont fermés.