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Je suis atteint de politicardite !

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

Autodiagnostic, bien sûr.
Mais j’en suis certain, c’est bien de la politicardite.
Je ne supporte plus, de près ou de loin, tout ce qui ressemble à un(e) « politique ».
Politicard national ou local, même topo.
Homme ou femme, transgenre, peu importe !
Gauche, droite, centre, « extrêmes », inclassables, dans le même sac !
Dès que je vois une tronche de cette corporation sur un écran ou sur un prospectus, j’ai une crise.
Et là, j’ai eu mon lot, avec les « professions de (mauvaise) foi » dans la boîte aux lettres pour les « régionales/départementales ».
Des têtes à claques, à gifles, des véroles ambulantes opportunistes, prédatrices et cyniques.
Des tiques accrochées à la nation, à nos vies, à nos familles, à nos enfants.
Pire que la maladie de Lyme !
Et bien sûr, il n’y a pas de traitement, pas de vaccin.
Les symptômes sont bizarres et nombreux.
Nausées, troubles digestifs, hypertension, dépression, idées suicidaires, perte de libido — en dehors d’une propension à l’enculage, par mimétisme —, démangeaisons, éruptions cutanées, acouphènes, insomnie, apnée du sommeil quand on arrive à dormir, vertiges, ulcères, et bien sûr Covid-19…
Mais il y en a un qui ne trompe pas, c’est la crise hémorroïdaire !
J’en ai parlé à mon médecin qui n’a rien trouvé dans son Vidal.
À la pharmacie, solution de facilité, on m’oriente vers la vaseline.
Dans tous les cas, on me dit de faire avec, et que ça risque d’évoluer vers une gangrène, puisque les miasmes sont partout.
Bon, après tout, j’en ai vu d’autres, et je prends assez de médicaments comme ça !
Seule parade, heureusement « naturelle », la stratégie des trois singes de la sagesse, Mizaru (l’aveugle), Kikazaru (le sourd), et Iwazaru (le muet) : « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal. »
Je vais essayer de la mettre en place, car c’est de survie qu’il s’agit, puisque le pronostic vital peut être engagé avec la politicardite, surtout en ce moment…

© PF/Grinçant.com (2021)

13 commentaires sur “Je suis atteint de politicardite !”

  1. Putain ! J’ai les mêmes symptômes ! Et ma femme et mes gamins doivent l’avoir aussi alors ? Ça faisait 15 ans que je les baratinais d’aller voter… rien a faire ! Je ne sais pas où ils ont choppé ça ni quand. Moi, c’est récent, je suis le dernier contaminé. Ah ben merde alors ! Mes convictions, mes valeurs, mes colères, mes élans, tout est parti en couille ! Je me fous de ces cons, me déplacerai plus pour ces ordures.

    1. PF/Grinçant.com

      Je pense — et rien qu’à voir le taux d’abstention aux dernières « élections » (régionales) — qu’il y a une véritable épidémie de politicardite.
      J’oubliais un symptôme courant : apparition de furoncles, ou à minima de verrues !

      Autre symptôme, l’amnésie : j’avais complètement « oublié » qu’il « fallait voter » dimanche dernier (bon, ça fait quelques décennies que j’ai ce symptôme). Et dire qu’à une certaine époque j’étais même « assesseur » dans un bureau de vote. Comme quoi cette maladie est vraiment invalidante.

      Je vois que je ne suis pas le seul à être atteint de cette pathologie, mais peu osent l’avouer. ;-)

      PS : Visiblement, vous êtes un « cluster ».

  2. Les élus nous agressent avec leur pathologie… (Pourquoi M’sieur l’élu tu tousses?)

    1/ La « normopathie » consiste à se conformer de manière excessive aux normes de comportement social.
    2/ Le « syndrome de Fregoli » est un délire paranoïaque dans lequel le malade se croit persécuté par quelqu’un qu’il imagine déguisé ou changeant d’apparence.
    3/ Le « syndrome de Ganser » pousse le malade à ne répondre aux questions que par des réponses fausses, absurdes, dépourvus de sens. Un mal qui ronge une très large partie de la classe politique. Incurable.
    4/ L’« amnésie », perte partielle ou totale de la mémoire, a ravagé à plusieurs reprises les rangs du Parti socialiste. De Jérôme Cahuzac à Yamina Benguigui.
    5/ La « mégalomanie », caractérisée par un délire de grandeur, est le fardeau d’Arnaud Montebourg.
    6/ La « kleptomanie », ou l’obsession de voler des objets, qu’importe leur valeur, a frappé Nicolas Sarkozy depuis longtemps.
    7/ La « dyscalculie » est une difficulté d’apprentissage du calcul. Très gênant lorsqu’on est au lycée et que l’on demande à passer en 1ère S, cela cause également beaucoup de problèmes quand, comme…
    8/ La « mythomanie », qui ravage les hémicycles et les ministères, a longtemps été une cause perdue dans le domaine des sciences politiques.
    9/ Tout ceci est régulièrement ponctué de crises de « schizophrénie » et d’« hypégiaphobie » (la peur des responsabilités) dont il serait trop long et laborieux d’en citer tous les exemples. De quoi devenir « pantophobe » (la peur de tout).
    Source dont l’article est à lire pour avoir des précisions et des exemples : Ces pathologies qui gangrènent la politique… (Marianne.net — Par Loïc Le Clerc, le 10/09/2014)

    –phobe, -phobie : Deuxième élément de mots savants formés sur le modèle des composés grecs en -phobos (adj.), et -phobia (n.), du rad. phobos « crainte », désignant soit la peur morbide de l’objet désigné par le premier élément du composé (ci-dessous Phobie), soit, plus couramment, l’aversion ou l’hostilité plus ou moins irraisonnée (Anglophobe, anglophobie, francophobe, francophobie, gallophobe, gallophobie, xénophobe, xénophobie,…).

    1. PF/Grinçant.com

      C’est ce qu’on appelle des polypathologies, et des causes de comorbidité pour la… nation… et donc pour… NOUS !

      1. Le pire, c’est qu’à mon sens votre politicardite n’est que la conséquence d’un mal plus pernicieux, mais qui ne se montre guère.

        En fait, la politicardite n’est à mon avis que le développement des symptômes d’un mal qui s’appellerait ultralibéralisme dont les politicards ne sont que les marionnettes consentantes.
        Ils sont les porteurs (mal)sains du mal.

        Un peu comme les bubons des pestiférés n’étaient que la partie visible de l’infection par Yersinia pestis.

        1. Mélenchon est-il ultralibéral ?
          Même si on enlève le « ultra » en ne gardant que « libéral », on a pas grand monde à qui ça peut s’appliquer (le dernier politicien libéral, c’était Madelin, mais il est à la retraite depuis au moins 15 ans).

          Nos politiciens sont juste des opportunistes qui racontent n’importe quoi pour être élus et, une fois élus, ils sont pétrifiés de peur, car ils savent leurs promesses inapplicables.
          Hollande avait-il l’intention de s’attaquer à la finance ? Évidement que non, et donc il a fait la diversion du mariage homo en espérant que le cycle économique lui permette d’afficher une baisse du chômage (pari perdu).

          PS : On a quand même les politiciens qu’on mérite. Quel politicien va se faire élire en disant que l’état français dépense 30 % de plus que ce qu’il gagne et qu il faut, soit augmenter massivement les impôts, soit baisser sensiblement les dépenses ?
          Dans la ville où j’ai grandi, le maire a été condamné pour corruption et il a été réélu. La grande ville d’à côté (Marseille) a eu pendant 20 ans un incapable notoire : Gaudin

          1. PF/Grinçant.com

            Tous ces mots ne veulent rien dire, c’est de la branlette intellectuelle et du jargon pour mieux noyer le vulgum pecus/Mme Michu.

            Dans mes « Projections » (PDF, ou ici avec ce Tag), écrites il y a maintenant près de trente ans, j’ai écrit des textes qui sont plus que jamais d’actualité. Et à cette époque je travaillais dans une collectivité locale avec des « élus » de tous poils à proximité…
            Heureusement, je m’occupais essentiellement d’informatique et d’organisation. Malgré cela, j’ai quitté ce milieu tellement j’avais envie de gerber.

        2. PF/Grinçant.com

          Non, je mets dans le même sac même ceux qui disent lutter contre le « libéralisme », qu’il soit « ultra » ou basique.
          Et il y a des polymorphes comme les « Verts » qui donneraient même la nausée à un daltonien.

  3. @cdg
    Je ne vois pas le rapport avec Mélenchon dont la seule chose que je puisse dire c’est que son patrimoine et ses indemnités sont très loin de ceux de la médiane des Français.

    Donc, je persiste à dire, quand les politiques de tous bords sont inféodés, adossés aux puissances de l’argent et du pire libéralisme, ils sont bien les marionnettes de ce système.
    La politicardite est un des symptômes du chancre de l’ultralibéralisme.

    Macron, l’actuel « chef » de l’État s’est lancé dans sa campagne en 2017 depuis les locaux du Medef où son QG était hébergé, supporté par une majorité de médias détenus par… des financiers.
    Les plus gros donateurs de la campagne de Macron étaient domiciliés dans les trois arrondissements les plus huppés de Paris, aux USA, à Londres et en Suisse.
    Si vous ne voyez pas le rapport avec ce que je disais dans mon message précédent et rappelé dans mon deuxième alinéa en supra, je n’y puis rien.
    Mais les faits sont parfois têtus, et histoire de : Les puissants donateurs qui ont propulsé Macron… et leurs récompenses (FrustrationMagazine.fr, le 03/05/2018)
    Ou encore ici : La moitié de la campagne d’Emmanuel Macron financée par des grands donateurs (FranceCulture.fr — Par Sylvain Tronchet, Julie Guesdon et Cellule investigation de Radio France — 03/05/2019)

    Vous abondez dans mon sens avec vos histoires de corruption et d’incapables.
    Les marionnettes sont les jouets de ceux qui les manipulent ou auprès de qui elles se doivent de bouger, pardon d’avoir été mis en position d’être « élues ».
    Après, si les (de plus en plus rares) électeurs se laissent avoir c’est un autre sujet.

    Mais bon, même avec 67 % d’abstention ces marionnettes seront quand même « élues » dans ce qu’il convient d’appeler un déni ou une absence de réelle démocratie où la majorité se retrouve sans voie et sans voix, pour leur plus grande joie et celle de leurs maîtres.

    1. @flavien
      Vous dites « les politiques de tous bords sont inféodés, adossés aux puissances de l’argent et du pire libéralisme ». Donc, si je vous suis, Melenchon est inféode au libéralisme (ce qui est peut-être pas faux si on réfléchit bien. Son modèle est Mitterrand, lequel fit des discours bien a gauche pour se faire élire (« la rupture avec le capitalisme »), puis, une fois élu, changea de politique et se trouva Tapie comme héros !

      Sinon, croyez-vous que les Français les plus riches (disons les 5 %) soient acquis au libéralisme ? C’est douteux.
      En France, on est dans le capitalisme de connivence (nationalisation des pertes, privatisation des profits). Vous avez des gens qui sont pour la concurrence à condition qu’elle s’applique aux voisins, mais pas à eux (pensez par exemple à la réaction des notaires quand leur monopole a été remis en question).
      Idem pour les impôts : je veux pas en payer, mais je veux bénéficier de soins médicaux gratuits, de pensions de retraite élevées (ces 2 postes, c’est 50 % des dépenses de l’État).

      1. Décidément, vous ne voulez pas lire ce qui est écrit et vous semblez n’avoir que faire des faits.
        Oui, je maintiens ce que je disais quant à l’inféodalité des politicards avec les puissances de l’argent, elles sont même noyautées et interdépendantes.

        Ce n’est pas de la connivence, c’est de la collusion sur le dos de la démocratie et… des citoyens.
        Dernier exemple en date, Adrexo, je vous laisse découvrir le pedigree du président de ce groupe, Frédéric Pons, et d’Éric Paumier, et en l’occurrence c’est nous qui sommes les pommes et nous sommes poncés jusqu’au trognon.
        Un petit lien mais il y en a des 100aines : Régionales. Plis non distribués, tas d’enveloppes jetés : quatre questions sur la polémique Adrexo (Ouest-France.fr — Par Klervi DROUGLAZET avec AFP, le 21/06/2021)

        Bien évidemment, aucune sanction ne viendra à l’encontre de ces malfrats.
        Ces clowns sont des hyperlibéraux qui gèrent leur boîte comme des enfoirés, avec l’aval des politiques (libéralisation des marchés de La Poste), le fric coule à flots, mais ce fric c’est du vent, sauf qu’au final eux amassent des trésors payés en vraie monnaie par les citoyens.

        Et bien sûr que les plus riches sont acquis au libéralisme : les 1 % les plus riches captent 33 % du patrimoine financier de la France, et les 5 % sont à plus de 50 %.
        En progression malgré la crise de 2008 et la crise Covid, ne cherchez pas pourquoi, vous avez les liens dans un de mes messages plus haut.
        Sachant que l’IR, qui devrait être proportionnel et devrait venir rééquilibrer, est au contraire fortement dégressif par les diverses décisions politiques menées en faveur de ces 5 %, ne venez pas me parler de doute sur les visées et intérêts économico-politiques de ces conn…

        Ces gens sont des adeptes de Bernard Mandeville qui considérait (déjà au 18e siècle) que la démocratie était le pire des systèmes.
        Nous voyons aujourd’hui ce qu’ils en font, et cela permet de mieux éclairer le pourquoi du comment de nombreuses lois et décisions.

        Non, la démocratie n’existe plus, elle est confisquée par quelques ultralibéraux qui font et défont les politiques selon que ceux-ci leur apportent ce qu’ils veulent, voire mis en place, et comme nos politiques sont des ignares, pleutres, vénaux, etc., etc., rayez ce que vous voulez, nous en voyons le résultat pour le citoyen lambda.

        Après, vous avez le droit de ne pas vouloir croire ou voir, mais les faits sont là.

    2. PF/Grinçant.com

      Oui, la « démocratie » (à la française) est devenue une gigantesque mascarade, et ça se voit de plus en plus.

  4. PF/Grinçant.com

    08h15 : Ajout de quelques symptômes supplémentaires (insomnie, apnée du sommeil quand on arrive à dormir, ulcères, Covid-19) dans ma liste, la politicardite étant une maladie évolutive et polymorphe.

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