Fascinant !
La chasse — une activité évidemment essentielle — est autorisée malgré le « confinement » !
Des coups de feu venus d’un peu partout.
Des mecs avec un gilet fluo jaune/orangé un peu partout.
Derrière les haies, dans les champs, là, à proximité des marais.
Sur une petite route, un type qui monte péniblement dans sa camionnette blanche.
Il a son gilet, une corne de chasse en bandoulière, un couteau à dépecer à la ceinture.
Il fait cent mètres et s’arrête un peu plus loin pour redescendre de son corbillard/carnier.
Il a même son talkie-walkie qui claironne : « On a des chevreuils, et… »
Je suis maintenant trop loin pour entendre, et d’ailleurs ça me dégoûte.
J’ai d’autres préoccupations…
Ne pas me prendre du plomb dans la gueule ou dans le cul.
Et continuer ma rando sereinement malgré les aboiements des chiens en meute(s).
Tellement sereinement, qu’un peu plus loin, il y a une scène apaisante.
Regardez bien cette photo, voyez-vous comme moi ?
Oui, il y a bien deux ânes, mais aussi une cigogne, et un héron.
La preuve pour les deux ânes, car je ne dis pas que des âneries :
Et tant qu’à faire, au loin, la cigogne et le héron :
Et la cigogne seule, c’est tellement beau :
Voilà de quoi s’accorder davantage avec les animaux qu’avec les hommes.
© PF/Grinçant.com (2020)
— Addenda 30/11/2020-11h00 —
Le Logis de la Cigogne
Notre fabuliste est de retour ;-)
Les deux ânes, la cigogne et le héron, avec la morale à la fin, tout y est.
Deux longs cous, deux grands becs, deux paires de grandes oreilles, le tout fondu dans la Nature.
Quant aux chasseurs de battue, a priori c’est effectivement une erreur.
Je voulais écrire une « vraie » fable, mais ces chasseurs ont bridé mon imagination.
Une erreur ? À l’approche des « fêtes », du gibier, ça devient « essentiel », non ?
Il me semble que j’avais écrit dans un post quelque chose d’approchant « Plus je découvre les hommes et leurs mensonges/menteries, plus je préfère les animaux »… Je vous rejoins avec vos clichés, votre prose dont la description du chasseur me rappelle « Tartarin de Tarascon, l’œuvre d’Alphonse Daudet » :
Quant aux deux ânes, je les vois bien bouter hors de l’Élysée Macron/Micron tel la mule papale de Daudet (toujours !) :
« On dirait qu’il dit vrai, tant son effronterie
Avec naïveté pousse une menterie. »
Corneille (Pierre) 1606-1684, le Menteur, III, 5.
« … à quitter son joli petit chez lui aux murs blancs, aux persiennes vertes… »
Du coup, j’ajoute deux photographies du petit logis, non pas des deux ânes, mais de la cigogne.
Des instants saisis, des moments agréables à vivre, la nature est la source de notre vie, RESPECTONS-LA !
Merci de nous en faire profiter…
Et surtout des moments vécus.
Je préfère mille fois avoir un appareil photo à la main qu’une pétoire — ou en plus moderne, un fusil, une carabine, voire un bazooka — à l’épaule.
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