Ce matin, j’ai bien compris que des choses importantes se passaient.
Qu’un cauchemar allait prendre fin.
Quand j’ai entendu les trappes, battre d’étage en étage.
Puis quand j’ai vu un ouvrier passer, avec un harnais et de quoi se sécuriser.
Et il est monté au sommet, pour s’affairer.
J’ai entendu des bruits, et vu une corde jouer de la poulie.
En bas, un autre ouvrier pour réceptionner ce grand Lego.
Ils ne sont que deux pour démonter ce machin.
10h20, je vois enfin un seau arriver à mon niveau.
Alors que des tubes descendent au bout d’un crochet.
Puis le gars est là, avec des gestes bien réglés.
Mais il ne s’assure même pas.
En plus il n’est pas masqué.
Quel inconscient !
Il s’occupe enfin de la partie centrale fixée au mur.
Ah si, là il s’est accroché.
Pour se pencher en avant, à vingt mètres au-dessus du vide.
10h56, la poulie va dégager…
11h00, plus rien, ma vue est enfin déconfinée, elle !
11h30, il continue inlassablement, en dessous, ça ne me concerne plus.
Bon, maintenant que je n’ai plus d’échafaudage, je vais échafauder un plan pour trouver un échafaud.
Car il va y avoir des comptes à régler — politiques, meRdiatiques et sanitaires —, façon 1789…
© PF/Grinçant.com (2020)