Ah la vache, qu’est-ce que les choses sont compliquées !
Il y a une volonté manifeste de nous pourrir la vie.
Et comme beaucoup de gens ont la pétoche.
Personnel médical compris, par crainte des ARS*.
Mais aussi du Conseil dit de l’Ordre, et l’on se demande bien de quel ordre…
Mon médecin traitant n’avait pas voulu se mouiller, et me l’avait refusé le mois dernier.
Mais là, le préfet fait sa crise d’identité et de prurit démocratique.
Il a rendu obligatoire le port du masque en tous lieux « publics » — donc aussi à l’extérieur — sur la côte.
Puis, la semaine dernière, partout sur le territoire de la préfecture.
Et à partir de demain… dans tout le département !
Alors, du coup, j’ai repris rendez-vous en ligne, au cabinet médical où je suis accepté.
Mais pas avec ma généraliste habituelle, surbookée jusqu’à début novembre.
Dommage, car ce coup-ci j’étais déchainé…
« Je ne sais pas si je peux vous le faire, je n’ai pas de directives… » qu’elle m’avait dit.
Ben là, j’en avais, des « directives » !
Des impressions de décrets et autres arrêtés prouvant que ce que je demandais était possible.
Par contre, quand j’ai vu la toubib qui allait me recevoir, j’ai eu un grand moment de solitude.
Tunique bleue, comme au bloc opératoire, charlotte et… masque !
Un simple « chirurgical », mais elle m’a avoué mettre souvent des FFP2.
Je me suis dit dans ma tête : « Oh, c’est mal barré, va falloir être persuasif ! »
En fait, elle me connaissait, et je suis presque une hantise pour elle…
J’ai attaqué : « Docteur, je suis un patient compliqué… »
Réponse : « Oui, je sais, je confirme… »
Et moi de poursuivre : « … Mais je viens pour une chose simple… »
Heureusement que j’avais des billes, mais je l’ai bien eu, mon certificat !
Attention, c’est rare, presque collector, mais ça existe !
Même si elle n’a pas pu s’empêcher d’essayer de me « limiter » dans ma liberté :
Mais c’est déjà pas si mal !
Et comme elle n’a pas mis l’unité, « 1,50 », ça peut très bien être des centimètres, voire des millimètres.
Prochaine étape : je vais pouvoir faire un grand sourire aux policiers, histoire de tester ce précieux sésame.
© PF/Grinçant.com (2020)
* Agences régionales de santé
C’est de bon aloi et les citoyens « normaux/lambda » qui en ont assez de se faire pressurer comme des citrons doivent avoir un sourire aux commissures des lèvres avec cette brève, avoir une revanche par votre intermédiaire, un espoir ! Il faut avoir le courage, l’audace, la bravoure, le cran, la ténacité et le talent pour ce combat ! Une gifle au gouvernement !
Toutefois, pour la majorité de la gent soumise, vous allez être un insoumis, un mutin, un rebelle, un séditieux qui se dérobe à la discipline, à l’autorité.
« Le monde se contente de grimaces, il se paie de ce qu’il donne, sans en vérifier l’aloi. »
Honoré de Balzac, 1799-1850.
pressurer : verbe transitif. Au figuré = Tirer de quelqu’un tout ce qu’on peut en tirer (avec une idée de violence). Pressurer un peuple. Exploiter. Se faire pressurer comme un citron. Extorquer l’argent, les biens de quelqu’un. Épuiser, saigner, suer (faire suer). Pressurer les contribuables.
« L’insoumis rejette la servitude et s’affirme l’égal du maître. Il veut être maître à son tour. »
Camus (Albert) 1913-1960, l’Homme révolté, p. 140.
Excellent ! Quel style, quelle finesse !… Oui, dire haut et fort, comme Rosa Luxembourg : « La chose la plus révolutionnaire que l’on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe. »
De toutes les manières, j’étais prêt à faire le siège de tous les médecins — titulaires et remplaçants — du cabinet.
Et j’étais également disposé à « menacer » de poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui (la mienne, en la circonstance) et de non-respect du serment d’Hippocrate si je ne l’obtenais pas…
Comme j’ai vu qu’elle faisait ce certificat plutôt à contrecœur, je lui ai dit « Si vous voulez, vous pouvez ajouter “établi à la demande du patient” », ce qu’elle s’est empressée de faire, soulagée, à la main.
Je sais, je vais être considéré comme un odieux personnage, mais j’assume.
C’est d’autant plus rigolo/significatif que je fais partie des personnes « hautement à risques », et ça devrait normalement faire réfléchir, car je ne suis ni suicidaire ni irresponsable…
« Je sais, je vais être considéré comme un odieux personnage, mais j’assume. »
En ce qui me concerne, je ne vous considère pas comme tel.
Je pense qu’il ne faut pas inverser les rôles : ce n’est pas vous qui avez déclenché toute la mascarade que nous vivons. Votre dispense, apparemment arrachée quelque peu au forceps, n’est que la conséquence des agissements surréalistes de nos dirigeants.
Même s’il n’y a quasiment aucun commentaire sur ce sujet, je sens ces (mauvaises) « ondes » planer.
Ça n’est que de la légitime défense de ma part, en plus d’un acte militant en me baladant sans masque avec un air goguenard (ou tout simplement naturel).
Oui, c’est bien « au forceps » que j’ai obtenu ce certificat, et je sentais que ça se bousculait dans la tête de la toubib.
D’ailleurs, la seconde partie de sa dispense est un peu ésotérique tant elle voulait coller avec les « directives ». Je l’ai laissée faire, car cela revient tout simplement à la formule que l’on trouve sur les arrêtés et autres décrets visant une telle dérogation : « … et qui mettent en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus. »
Et je ne parle même pas de son « soulagement » quand je lui ai proposé d’ajouter « Établi à la demande du patient », ce qui éliminait tout recours potentiel de ma part contre elle.
En gros, beaucoup de médecins ont peur des « autorités », des patients, et d’un « virus » qui tient de la fantasmagorie, voire de la bêtise humaine.
Cet exercice a encore entamé ma confiance envers le monde médical, pourtant chèrement et difficilement acquise depuis fin 2018.
J’étais tellement énervé lors de mon commentaire de samedi dernier que j’ai mis un « x » en trop. Au forceps est correct.
Je suis agacé par tout ça, et j’avais même supprimé 2-3 lignes supplémentaires à mon message dans lesquelles je mettais en doute la légalité sur le plan juridique de toutes ces mesures récentes.
Corrigé, puisque tel est votre souhait. ;-)*
Quant à l’illégalité de tout cela, j’en parle beaucoup ici.
Il n’y a qu’à suivre le tag « Covid-19 & Confinement » (75 billets/brèves à cet instant).
Ou, plus simple encore — et plus lapidaire —, cherchez donc sur le blog le nom de Me Brusa, en lisant également les commentaires (et en regardant ses vidéos).
* Mais le pluriel est parfaitement admissible dans ce type d’expression, dixit mon dictionnaire favori.
Bravo pour votre opiniâtreté !
J’ai « encaissé » de la part d’un collègue une charge très violente, me demandant « Quel gourou ou thérapeute m’incitait à contaminer la population ? » et me signalant (je n’en demandais pas tant !) qu’il bloquait mon adresse de messagerie, tout simplement parce que j’ai dit qu’en faisant du vélo sur l’île de Ré par vent fort (vous souvenez-vous de la météo de samedi dernier ?) je n’avais pas porté le masque… La suite : « C’est à cause de gens comme toi que le virus se propage aussi vite ! », accusée, levez-vous !
J’en suis encore choquée, ça a été violent.
Ce n’est pas seulement par peur de le contravention que nos concitoyens abdiquent, nombreux sont ceux qui sont terrorisés par la maladie. Je vous propose de lire l’appel de Jean-Dominique Michel au Président M, appel relayé hier par France-Soir, mais qui sera très probablement inutile.
Les médecins sont totalement inféodés à l’Ordre, et depuis quelques années aux ARS. Lors d’un harcèlement moral vécu dans la Fonction Publique Territoriale, le médecin du travail m’a dit textuellement « Je sais ce qu’il se passe à…, vous n’êtes pas la première, il y en aura bien d’autres après vous, mais si je dis quelque chose, c’est ma carrière qui sera fichue ! ». C’était en juin 2007. Le médecin généraliste qui m’a courageusement aidée à l’époque s’est vu convoqué par le Conseil de l’Ordre et menacé (il m’avait donné… deux jours d’arrêt de travail, quelle faute !!!) d’interdiction d’exercer.
Merci de poursuivre votre lutte et de continuer à nous informer.
Le mot « directives » qui m’avait été balancé en septembre par ma généraliste « référente » en dit long sur la situation.
Du coup, là j’y suis allé avec toutes les billes qu’il me fallait. Je lui — une remplaçante — ai mis le dernier arrêté du préfet sous le nez en lui disant « … voilà, je rentre — médicalement — dans ce cadre, et je veux le certificat dérogatoire stipulé ici ! » (article 2). Elle a donc obéi à ce qu’avait écrit le préfet, même si l’on sait que ces documents sont aussi entachés d’illégalité.
Ils ont peur, et il faut aussi leur faire peur. C’est triste d’en arriver là s’agissant de médecine et de santé.
Si les gens s’observaient un instant ils auraient honte, mais ils préfèrent flipper et se comporter en petits chefs et/ou délateurs.
Ce matin, j’ai fait un tour dans un grand centre Leclerc, et j’étais consterné par la foule et les comportements.
Ça fout quand même le bourdon de voir tant de connerie et de moutonnerie.
Concernant l’île de Ré, le Covid-19 adore s’y nicher, car il est trop gros pour l’île d’Aix.
Un coin que je connais bien : Pont de l’Île de Ré — La Pallice — Souvenirs souvenirs ;-)
@Groleau
Votre collègue devrait consulter un HP !
L’immunité collective est le seul moyen pour se prémunir de tout. Alors sans rencontre(s), sans contact(s), sans croisement(s), sans vent, sans personne, ça va être difficile.
Assimiler gourou et thérapeute c’est déjà un signe de déliquescence cérébrale, du moins dans le sens employé. Les gourous et les thérapeutes sont recherchés et respectés. Bon, comme pour toute chose, il y en a des faux, mais non seulement l’abus n’empêche pas l’usage, mais encore on reconnait un arbre à ses fruits.
L’essentiel est de développer son système immunitaire, le vélo à l’île de Ré est certainement un des meilleurs moyens, comme les escapades de Grinçant. L’immunité, c’est aussi de ne pas se laisser atteindre par ce genre de réflexion stupide, ou toute autre forme de stupidité.
Bon courage !
@universel
Merci !
Pour les défenses immunitaires, je pense faire les mêmes choix que Grinçant et ses commentateurs.
Bien d’accord avec vous au sujet de l’immunité collective, nous allons encore en être privés…
Merci aussi à vous, Grinçant pour les superbes photos ! L’île d’Aix, ce sera pour la prochaine fois, et à pied.
Voici un extrait (stocké localement) des propos du Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste réanimateur de l’APHM Hôpitaux Universitaires de Marseille, lors de son interview par Ema Krusi du 28/10/2020 :
À méditer ;-)
L’interview complète, sur YouTube.
(L’extrait commence à 51’10)
PS : Pour l’Île d’Aix, avec plaisir, à planifier ! Et si universel veut se joindre à nous, mais sans son Combi VW, c’est interdit là-bas. ;-)
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