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Test de QI : Coquilles à la caisse !

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

Coquille Saint-Jacques en plastiqueRayon Poissonnerie — coin « Traiteur » — de cet hypermarché.
En vitrine, des « coquilles »…
Vous savez, le truc avec de la macédoine, un peu de mayonnaise, et quelque chose posé dessus…
Il y en a au « saumon », et d’autres au « crabe ».
Bon, je mets des guillemets, par précaution/prudence.
Quant aux « coquilles », elles sont en plastique, avec un couvercle transparent.
Celles au « saumon » sont à 2€10 l’unité.
Celles au « crabe » à 2€50.
À chaque fois, pour justifier le prix, il y a aussi une tomate-cerise.


Jour “Alpha” — α

— Bonjour, une coquille au saumon, et une autre au crabe, s’il vous plaît.
Le gars habillé en poissonnier en prend une de chaque.
Il édite deux étiquettes, et les colle méticuleusement sur le couvercle de chaque « coquille ».
J’ai donc ça :
1 coquille “Crabe” + 1 coquille “Saumon”

Je mets les deux objets dans mon panier, en veillant à bien les protéger.
Je choisis d’aller dans l’enclos des automates — il y en a huit —, surveillé par une « hôtesse ».
Je scanne la première coquille, en l’inclinant et en maintenant bien le couvercle.
Puis je scanne la seconde, avant de m’occuper de mes autres articles.
Enfin, je règle.
L’hôtesse me dit au revoir, et je lui rends la politesse.
Expérience d’achat basique, élémentaire…

Quel est le QI des intervenants ?


Jour “Bêta” — β

— Bonjour, une coquille au saumon, et une autre au crabe, s’il vous plaît.
Le (très jeune) gars habillé en poissonnier en prend une de chaque.
Puis il va chercher une barquette spéciale.
Il enlève le couvercle de chaque coquille et les met dans la barquette « 2 places », qu’il referme.
Puis il édite deux étiquettes, et en colle une à droite, et une autre à gauche.
J’ai donc ça :

2 coquilles différentes dans une seule barquette, prix séparés

Comprenant que j’ai maintenant un article avec deux prix, je m’interroge.
Si je passe à une caisse classique, la caissière va s’en débrouiller, c’est certain.
Mais je décide — encore — de passer par les automates, avec son unique « hôtesse ».
J’envisage un instant de faire le casse du siècle, style « La Casa de Papel », en ne scannant que l’étiquette à 2€10 pour ma barquette à 4€60, mais une anomalie « poids/voleur » va certainement alerter tout le magasin…
Résolument honnête, je montre ma barquette à l’hôtesse pour lui faire part de mon problème.
Elle arrive, et me fait « Ah ! », d’un air parfaitement consterné.
Je ne sais si elle a le Bac, mais la situation est amusante.
Elle réfléchit un instant et me dit : « J’ai trouvé ! Je vais utiliser ma bouteille d’eau ! »
Guillerette, elle va chercher sur son comptoir sa petite bouteille d’eau personnelle.
Et elle me demande de cacher l’étiquette gauche et de scanner l’étiquette droite…
Puis elle pose sa bouteille dans le bac avec « pesée ».
Bien évidemment, « anomalie poids », qu’elle valide avec sa clef.
Elle enlève sa bouteille et me demande de cacher l’étiquette droite et de scanner l’étiquette gauche…
Et là, radieuse, elle me dit : « Voilà, vous pouvez poser votre article dans le bac ! »
Avant de corriger la nouvelle « anomalie » (poids) que lui indique la machine.
Satisfaite, elle repart avec sa clef et sa bouteille d’eau et me laisse continuer.
Je règle.
L’hôtesse me dit au revoir, et je lui rends la politesse.
Expérience d’un niveau « supérieur »…

Quel est le QI des intervenants ?


L’Oméga — Ω

Ces deux expériences m’amènent un autre questionnement…
Quel est le QI du directeur de cet hypermarché ?

Vignette : « Bientôt, toutes les Saint-Jacques auront cette gueule » © PF/Grinçant.com (2019)

© PF/Grinçant.com (2019)

8 commentaires sur “Test de QI : Coquilles à la caisse !”

  1. Avatar photo

    J’aime beaucoup votre analyse ! un peu moqueuse… mais tellement réaliste. Personnellement, je plains beaucoup les personnes qui ont ce genre de job, l’enrichissement qu’elles doivent en retirer est quasi nul sans parler bien sûr de devenir invisible aux yeux des clients puisqu’ils se débrouillent seuls.
    Entre parenthèses, vous devriez éviter ce produit, préparé à l’avance ce doit être un vrai bouillon de culture!!!

    1. Avatar photo
      PF/Grinçant.com

      C’est d’autant plus d’actualité que des supermarchés profitent de ces caisses « automatiques » pour jouer avec la législation et ouvrir le dimanche alors qu’ils ne pourraient normalement pas avec du personnel « humain ».

      Concernant ces « coquilles », pour être honnête, je les ai achetées une première fois (le 26/08), et je me suis retrouvé avec la fameuse barquette à deux compartiments… Et le contenu a été consommé sans conviction. Le « meilleur » restant la macédoine. :-/
      Puis m’est venue l’idée du billet, mais je n’avais plus les « produits » pour faire les photos.
      Je suis donc retourné en acheter le surlendemain (28/08), et là j’ai eu mes deux coquilles « individuelles », avec chacune son étiquette.
      Et j’ai pu faire mes photos…
      Dans mon article, l’expérience est donc chronologiquement inversée.
      Bon, pour me livrer à de tels exercices (dont le passage par l’enclos des automates), c’est mon côté « joueur » qui doit prendre le dessus, et peut-être avec une pointe de masochisme. ;-)

      Mais il y a de vrais messages derrière cette histoire…

      1. Avatar photo

        J’imagine que les vrais messages sont entr’autres , la domination de l’homme par la machine, fait ce qu’on te dit de faire, ne réfléchis plus on pense à ta place, rentre dans le rang ,fait le robot sans état d’âme et sans émotion. L’avenir s’annonce radieux, on a vraiment hâte de le vivre……….

        1. Avatar photo
          PF/Grinçant.com

          Oui, c’est ça, et ça va (très) loin.
          Le vendeur-poissonnier s’adapte à ses emballages/barquettes sans se poser trop de questions, à part la « comptabilisation » (d’où les étiquettes séparées dans les deux cas).
          La « cerbère » de l’enclos des automates est à la fois aux ordres des machines, des clients, de ses collègues (étiquetage mal fait par exemple) et de ses responsables/supérieurs.
          Le client obéit à la machine, mais aussi à l’hôtesse (« cachez un code-barre »)… Dans tous les cas il est considéré comme un tricheur/voleur potentiel (« Attendez l’hôtesse sur l’écran »).
          Et tout le monde est suivi/traqué par des caméras motorisées dans tous les sens. (Par contre, quand vous prenez une photo en tant que client, là on vous tombe dessus.)
          Bref, c’est fascinant :-/

          Je ne regrette vraiment pas mes 9€20 de « coquilles » pour une telle expérience. Par contre, gastronomiquement parlant, c’est bien évidemment catastrophique(aussi).

          1. Avatar photo

            Quand on voit un peu autour de nous comment les gens se comportent, se parlent (mal), on a vraiment l’impression d’être d’une autre époque . Certains vont penser que je ne vis pas avec mon temps, mais heureusement (!) . J’avoue avoir la nostalgie des choses simples, vivantes qui font encore rêver, plutôt que cette vie toute « emballée « , sans saveur, bourrée de futilités matérielles , avec au bout l’insatisfaction permanente de vouloir toujours plus.
            Allez…. j’arrête de me lamenter, il y a beaucoup mieux à faire!!!

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    Ah PF, j’utilise quasiment tous les jours l’enclos aux automates de mon supermarché du coin parce que je fais de très petites courses, et ce post m’a bien diverti. Alors merci, merci et encore merci. S’il-vous-plaît, PF, encore…

    1. Avatar photo
      PF/Grinçant.com

      Méfiez-vous de ces “automates”, c’est comme avec les humains, il y en a aussi des voleurs
      Ah moins que ça ne soit lié au QV* du directeur du magasin. ;-)

      Et puisque vous en redemandez, un autre billet — de 2015 — dans le genre : Pizza mexicaine à haut risque

      *Quotient voleur

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