Pour un médicament de précaution que j’ai toujours dans ma trousse de randonneur pour marcher — il m’arrive aussi d’en donner — sans risquer d’avoir la courante, je rentre dans cette pharmacie pour me réapprovisionner.
– Bonjour, une boîte d’Imodium, s’il vous plaît.
Elle se retourne, se baisse légèrement, tend la main, et prend une boîte qu’elle pose sur le comptoir.
Pendant ce temps, je prépare un billet de cinq euros pour régler, sachant que c’est normalement amplement suffisant.
– 6€40, Monsieur !
Je marque un moment d’arrêt, me demandant où est l’erreur.
Et je repère sur la boîte le mot « lingual » qui signifie que cela fond sous la langue…
– Vous n’avez pas la version « classique », à avaler avec un peu d’eau ?
Elle se retourne à nouveau et prend, juste à côté de la boîte précédente, le « générique », de la Lopéramide 2 mg…
– 2€50, Monsieur !
Le coup était bien tenté, mais est-ce honnête ?
© PF/Grinçant.com (2019)
Le syndrome Macron et ses répercutions. Ponctionner du pognon dans tous les cas. Dans tous les cas un maximum !
Quand on sait que les gens sont esclavagés avec des cerveaux lobotomisés, le coup valait d’être tenté pour cette caste de voleurs, au même titre que les plombiers, serruriers, garagistes et banques-assureurs.
Cette mesquine tentative est parfaitement dégueulasse.
J’ai pourtant l’habitude (le coup du « lingual », c’est finalement un grand classique, mais normalement ils demandent), et cette profession revient plutôt souvent ici, mais là j’ai encore été surpris, et pas dans le bon sens, hélas.
PS : Vu que je suis devenu un (très) gros client des officines, j’aurais encore beaucoup de choses à raconter, malheureusement…
Quand on a acheté 500 000 € son officine, faut bien gagner sur le gueux pour se rembourser !
Je me rappellerai toujours mon premier voyage au Canada/USA. Là bas les pharmacies sont de petites échoppes sans lustre où un type en blouse blanche vend 3 génériques. Le niveau épicerie de quartier. Mais pas de monopole, limitation d’ouverture des officines, numerus clausus, conseil de l’ordre et gnagnagna. Ayant eu un mal de tête, mes potes canadiens me sortirent de l’aspirine à écraser en comprimé, du type de celle qu’on avait ici dans les années 50. Cela me fait toujours rire de voir des professionnels de santé critiquer la sécu française qui les nourrit à la tétine !
Dans ma petite aventure du jour, je cherche encore le mot « déontologie » avec lequel ils nous bassinent…
J’envisageais de devenir client régulier — cette pharmacie étant la plus proche — pour mes « grosses » ordonnances, et ben voilà, encore une rayée de la liste. :-/
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