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Première balade de printemps en mode “Proxi-Macro”

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

Chat qui observeAllez, encore un.
Un billet à rallonge, plein de photographies.
Le genre qui ne sert pas à grand-chose, sauf à faire du bien.
Mauvais pour le référencement, mauvais pour Google.
Généralement peu ou pas de commentaires, mais c’est vu/lu.
Et c’est une façon de grincer en prônant le lâcher-prise.

Bien, hier, en ce début de printemps, accalmie météo.
Je décide de sortir pour une « rando » d’environ onze kilomètres.
Mais je m’impose un truc bien particulier…
Ne pas regarder loin, seulement autour de moi.
Il y a tellement de choses à voir/découvrir !
Il suffit d’observer, de scruter, de s’ouvrir…

Question équipement photographique, je suis en mode « Proxi/Macro ».
C’est-à-dire que je me fixe une distance allant de 30 à moins de 5 centimètres…
Un mode bien particulier, avec des impératifs et des exigences.
Un mode où la mise au point se fait souvent en « Manuel ».
Un mode où la lumière pose souvent problème.
Un mode où il vaut mieux ne pas bouger.

Question mouvements, ça tombe mal, il y a du vent !
Question lumière, je ferai avec ce que me donne la nature.
Pour les deux, pas de pied ni de flash…
Et il y aura des situations à jouer au millimètre.
Avec la volonté de jouer aussi avec le « flou ».
En espérant de jolis « bokeh » (flou d’arrière-plan)…

Bref, pas trop de technique ici.
Mais du naturel, du spontané.
Et si possible un peu de beauté.

C’est en France, dans un coin ordinaire.
Avec de la nature presque « ordinaire ».
Mais qui sait être… Extraordinaire !

Allons-y, je vous emmène…

— Toutes les photos sont cliquables pour agrandissement —

Le chat

Bon, ça commence bizarrement !
À peine garé et descendu de voiture, voilà un matou qui vient à ma rencontre.
Pourtant, aucune maison à l’horizon.

Le genre de chat bien ordinaire, style de gouttière, et même un peu « usé ».
Il n’est pas alcoolisé, mais il avait la clope au bec.
Et il vient de jeter son mégot !

Chat fumeur

Puis il se tortille au sol, à la demande de câlins.
Je déroge à mon mode « proxiphoto » pour immortaliser la bête pas sauvage…

Il est un peu collant, mais je finis par m’en séparer.
Il a l’air de vouloir surveiller ma Xantia.

Et me voilà — réellement — parti.
En marche, mais pas pour des conneries.

Par contre, ça va être rigolo question humidité.
Debout ou à genoux — pour certaines photos —, il faut assurer.

Chemin forestier plus qu'humide

Allez, on y va, on passe en mode « proximité »…
Si on me dit que je ne suis pas net, tant mieux, il y aura du flou !…

Fleur avec flou de mouvement, de profondeur de champ, et bokeh

En plus, dans ces conditions, cet exercice est réellement nouveau pour moi…
À l’aventure, en mode Observation, et sans compter le Temps…

Ça meurt !

Tout d’abord, la nature, ça meurt, mais utilement.
Alors, autant commencer par là sans glander pour autant.

Nature morte au sol (vieux glands)

Et ça vit, ça pousse !

C’est le printemps, et ça se voit.
C’est même épanouissant et réjouissant…

Le bourdon

Avoir le bourdon n’est pas bon signe.
Mais pourtant, là, je suis content !

Deux araignées

En scrutant bien, on en voit cavaler sur les feuilles mortes.
Difficile de faire la mise au point tant elles sont petites…

La guêpe

Je vous avoue avoir toujours été phobique des insectes piqueurs.
Mais victoire, je la touche presque !

Le pissenlit

On va me prendre pour un taré, de m’extasier devant un pissenlit.
Mais regardez comme la nature est merveilleuse…

Pissenlit dénudé

La rambarde en bois

J’arrive sur une passerelle au-dessus d’un ruisseau.
Et, sur la rambarde, des incrustations, presque préhistoriques…

Un insecte inconnu

Là, immobile, une petite chose bizarre…
Papillon/libellule ou coléoptère, je ne sais…

Des mouches

Une rambarde, c’est pratique pour une embardée.
Voilà deux mouches qui s’éclatent, prêtes au décollage (nuptial)…

Pour ne pas être classé X…
J’en ajoute une sur fleur !

Une mouche qui butine

Un carabe

En observant bien, c’est fou ce qu’il y a sur cette pièce de bois !
Voici un joli petit carabe, à l’utilité certaine, comme la coccinelle.

Une fourmi ? Non, un “Staphylin du littoral” !*

Ça court, ça court, dans un sens puis dans l’autre.
Cette bestiole mesure environ un centimètre de long.

Et la voilà qui fait des rencontres !
Une petite araignée, et un carabe, sans animosité.

*MàJ, voir commentaire du 08/04/2018-11h58.

Des fleurs blanches

La marche continue, et après les pissenlits…
Focus sur des petites fleurs blanches !

10 pétales blancs

Une abeille pas allergique au pollen

Une scène qui va devenir rare avec Monsanto-Bayer et consorts !
Et pourtant, regardez comme c’est magique…

Jaune !

Comme avec les œufs…
On passe du blanc au jaune…

Tulipe habitée

Je ne l’ai vue qu’après-coup…
Regardez, en bas, une petite araignée…

Mimétisme : petite araignée au fond d'une tulipe

C’est ordinaire, une tulipe, mais c’est beau…
Autant dire que c’est extraordinaire !

Petit scarabée

J’arrive au bout de mon expédition, et sur le chemin…
Un tout petit scarabée que je me garde bien d’écraser !

Petit scarabée sur petites pierres

À la verticale !

Voilà, c’est fini, mais toutes les photos étaient horizontales !
En voici trois verticales pour ne pas être taxé d’ostracisme…

11 kilomètres en 4 heures et 45 minutes…
346 photos, avec du déchet, mais ça fait partie de l’exercice.
285 minutes, soit une photo toutes les 49 secondes…
Vous voyez, je redeviens con en retournant à la vie « normale » !…

PS : Toutes ces photos sont “natures”… Pas de recadrage ni de filtre…

Vignette : « Derrière les oreilles, un regard de chat » © PF/Grinçant.com (2018)

© PF/Grinçant.com (2018)

PS 09/04/2018 : Ajout de 13 photos de cette série dans la section Goodies/Fonds d’écran.

14 commentaires sur “Première balade de printemps en mode “Proxi-Macro””

  1. Après un tel « voyage » dans un univers devenu « hors temps », c’est sûr le retour aux réalités est plus brutal, mais qu’est-ce que j’ai aimé votre aventure !!! La nature dans sa forme la plus pure, même en miniature, c’est vivifiant ! Merci pour ces belles photos.

    1. PF/Grinçant.com

      Pour moi, c’est ça la « vraie » réalité, et à préserver.
      L’exercice était fascinant, et il est rare que je me déconnecte à ce point.
      Pourtant le ciel était voilé, et le sol humide, mais j’ai oublié et fait avec…

      Ensuite, le « regard » est particulier et encore plus respectueux que d’habitude.
      On manipule les herbes délicatement pour dégager une fleur. Quant aux insectes/à la faune, on fait attention en marchant, afin d’éviter d’en écraser (pourtant inévitable).
      Et on se surprend à être au « tempo » des « bestioles ». Par exemple, suivre la fourmi — mais en est-ce vraiment une ? — rouge-noir qui ne s’arrêtait jamais était à la fois amusant et laborieux/compliqué.
      Même le vent (là, ça poussait à 45 km/h selon les prévisions) entre dans le jeu, car il devient souvent impossible de « fixer » certaines scènes, comme les fleurs en mouvement.

      Ce que j’adore, c’est quand la technique (APN, tablette/GPS avec cartographie) permet de faire le lien avec le « concret ».

      PS : 2,3 km/h de moyenne sur ce coup — car ça restait une « randonnée », avec une distance prévue —, je me serais fait tuer si j’avais été accompagné. Déjà que l’on me dit souvent que je m’arrête trop souvent (pour photographier) et que ça… « casse le rythme ».

  2. Beau reportage !

    Ne pas négliger l’accueil du chat, il est connu pour être un mange douleur et il ne s’approche ni par hasard, ni parce qu’on le veut ;-)

    Quant à être taré pour s’émerveiller de la Nature, la Terre devrait être un asile :-)

    Cette Nature n’a ni dette, ni hiérarchie, tous les systèmes échangent selon les besoins, pas selon les moyens, elle a forcément raison.

    1. PF/Grinçant.com

      Ah le chat, il est venu direct vers moi, et il a fait son cinéma !
      Du coup, je lui ai consacré une bonne dizaine de minutes avant de démarrer ma rando.
      Mais cette rencontre a été pour moi importante, puisqu’elle ouvre ce billet un peu particulier.

      Oui, pour beaucoup, c’est être « taré » que de s’agenouiller sur un sol humide pour photographier un pissenlit un peu destroy/à poil. Mais je trouve la photo/scène, très belle… Je pense que je n’aurais jamais remarqué ce genre de détail sans un tel exercice « photo » & « proximité » que je conseille à tout le monde.

  3. Génial ! J’adore !
    Nature, naturel, simple et complexe de beauté, pas de faux-semblant.
    Merci pour, de nouveau, ces merveilleuses photos.
    Merci pour ce respect.
    Merci pour ce temps présent.
    Merci pour cette observation sans chercher d’emprise ni de contrôle, seulement regarder, voir, s’émerveiller, simplement.
    Oui, peut-être que pour beaucoup maintenant s’extasier devant la nature est ordinaire ? Ou extraordinaire, c’est selon…
    Peut-être aussi qu’« accepter d’être ordinaire c’est extraordinaire » (Christophe André) ? Mais après tout, quelle importance ?!
    Le chat, la fourmi, le grillon et compagnie s’en balancent, et quelle chance ! Que ça nous fasse raisonnance…
    Quoi qu’il en soit, MERCI « Dame Nature ».

    1. PF/Grinçant.com

      Ce serait un grillon, ce que j’ai mis en « insecte inconnu » ?
      Ça en a effectivement bien la tête, par contre, pour les ailes (+ pattes arrière cachées), je ne vois pas de correspondance sur le Net… Et comme il ne s’est pas mis à chanter :¬/
      Et même pour la « fourmi », je la trouve atypique… D’ailleurs, je viens de trouver, il s’agit en fait d’un petit coléoptère de type Staphylinidae, et celui-ci serait un Paederus littoralis, ou « staphylin du littoral ».*

      Oui, MERCI « Dame Nature », qui nous réserve bien des surprises…

      Et merci laurency, de m’avoir permis d’avancer sur le sujet…
      Ce qui est merveilleux avec ce genre de sortie/d’exercice, c’est que ça a du sens, et qu’il y a un côté « persistant » (et un peu viral) du fait des photos/du billet. :¬)

      *Liens Wikipédia

      1. En fait je n’ai pas voulu dire quel insecte c’était… je ne suis pas assez calée pour ça, juste pour agrandir la famille de tous ces petits êtres de vie qu’on voit ou ne voit pas lors de nos balades… Je vois que l’œil est bien « aiguisé » et que tout est analysé, observé, étudié dans la moindre signification et vérité. Bravo !

        1. PF/Grinçant.com

          Mais c’est une piste, et comme j’aime bien savoir-comprendre-apprendre…
          La preuve, ça m’a permis de creuser — et de trouver* — pour la « fourmi », alors que j’avais fait chou-blanc lors de la rédaction du billet.

          D’autant que c’est un domaine — la Nature — que j’apprécie (de plus en plus), mais dans lequel je suis — hélas — très loin d’être érudit.

          *J’ai même mis à jour le billet…

  4. Oui, la nature est fantastique. J’ai la chance d’habiter dans les bois. Lorsque j’emprunte le chemin qui traverse la forêt avant d’arriver sur la nationale, je croise souvent le chemin de biches, de sangliers, de lièvres, de renards et je vois aussi de nombreuses buses. Je me régale aussi de voir les oiseaux colorés venir manger les graines dans mon jardin.
    Je m’en émerveille à chaque fois.
    Votre reportage photo est superbe.
    Je ramasse aussi les fleurs pour en faire des gelées, comme avec les pissenlits, les coquelicots et les trèfles. Les pâquerettes dans de l’alcool soignent les hématomes (les vieux appellent ça du contrecoup).
    La nature est généreuse si on la respecte.
    Je ramasse plein de plantes comestibles qui ont un goût délicieux.
    Bonne journée.

    1. PF/Grinçant.com

      Par contre, cet « exercice » proxi-macrophotographie, si on peut l’envisager avec des lièvres, ça devient compliqué/risqué avec les sangliers… ;¬)

      Il est certain que si l’on s’y intéresse, la Nature regorge de trésors de toutes sortes. Et dire que l’homme s’acharne à la détruire. :¬/
      Par contre, il faut se « cultiver » (c’est le cas de le dire) avant de faire ce que vous faites.

      Pour l’anecdote, voilà deux ans, j’avais cueilli des fleurs de Reine-des-prés pour me faire des infusions « santé »…
      Mais, en les faisant sécher, j’ai eu comme un doute… En fait, j’avais récolté des fleurs de… Ciguë !:¬/

      1. Oui il faut faire attention avec les plantes : certaines se ressemblent mais quelques unes peuvent être toxiques. Commencez avec des plantes facilement reconnaissables comme le pissenlit.
        L’été, je mets de l’eau pour les guêpes et les abeilles. Elles apprécient. Certaines se posent sur ma main.
        Malheureusement, d’autres détruisent cette nature uniquement pour l’argent et avec l’autorisation des « élites »…
        Encore merci pour les photos.
        Bonne soirée.

  5. Merci, c’est fabuleux, c’est l’expression du divin dans chaque être vivant sur Terre. Un retour à l’origine du monde, et un printemps finalement très présent, même s’il nécessite de mieux regarder, d’ouvrir grand les yeux, de sentir, de « pister », de passer du mode automatique au mode manuel. Les photos sont sublimes. Encore merci, il pleut, et pourtant, j’ai encore du soleil plein la tête !

    1. PF/Grinçant.com

      Oui, il faut bien regarder, d’autant que le mimétisme est vraiment à l’œuvre dans certains cas.
      Et à mon âge, un peu de myopie, d’astigmatisme et maintenant de presbytie (j’oublie même un truc), ça n’aide pas vraiment… Même en mode « sans lunettes » dans ces situations, mes yeux s’accommodent, et la concentration (mode cérébral « proximité ») fait le reste. Après, c’est le côté « photographe » (amateur) qui prend le dessus.

      Bon, voilà un billet qui procure un peu de bonheur, et c’est tant mieux. :¬)

      PS : La dernière de l’abeille, avec sa bouille sympathique et son nectar à une patte me ravit particulièrement.

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