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La signature de Donald

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

Hier, alors que la France fondait en larmes à l’annonce du décès de Johnny Hallyday, mort à Marnes-la-Coquette plutôt qu’à Los Angeles où il résidait normalement.
Dans un bureau états-unien, un chevelu roux — coiffe naturelle ou synthétique, je ne sais —, assis au milieu des sapins de Noël clignotants, signait un document devant les caméras.
Acte qui pourrait être anodin, mais il s’agit en fait de déplacer l’ambassade américaine d’Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, et par la même occasion de reconnaître, de fait — acte unilatéral digne d’un dé-faiseur de pays —, cette ville particulière comme capitale, dans un contexte dangereux et cruellement fragile et cynique de « partage » avec la Palestine.
Acte à l’emporte-pièce, probablement d’un dingue.

D’ailleurs, ce moment de paraphe exhibitionniste était interminable.
Mais que pouvait-il écrire d’une manière aussi rageuse et hystérique ?
Tout en longueur et tout en hauteur, le stylo griffait le papier pour dessiner une chose digne de quelqu’un sous défibrillateur cardiaque à pleine puissance.
Ce dessin, c’est sa signature, qui engagerait son pays, et même, apparemment, le monde.

Johnny, un “gentil”, est mort d’un cancer des poumons à 74 ans en mode chansons.
Donald, lui, veut tous nous faire crever de haine du haut de ses 71 ans de mascarades en mode turbo.

N’importe qui, avec une telle signature, se verrait refuser tout emploi.
N’importe qui, dans un film américain d’espionnage, se verrait, avec une telle « signature », immédiatement enfermé à Guantanamo.

Pour n’importe quel crime digne de la Vologne, on nous sort des analyses graphologiques…
Mais là, elles sont où, les analyses de cette gribouille mortifère ???

© PF/Grinçant.com (2017)

6 commentaires sur “La signature de Donald”

  1. Eh oui, la France est en train de perdre les pédales.
    Oui, Johnny nous a quitté, mais de là à parler d’hommage de la nation, pour un homme qui essayait d’échapper au fisc…
    Eh oui, pendant ce temps, le Hamas lance une nouvelle intifada contre Israël, merci M. Trump qui n’en a déjà pas assez avec la Corée du Nord, et qui maintenant vient mettre le feu aux poudres au Moyen-Orient. Mais bien sûr, il est plus important de savoir si le cortège funéraire d’un chanteur va pouvoir descendre les Champs-Élysées…
    Mes condoléances à la famille malgré tout…
    PS: Je sens que je ne vais pas me faire d’amis…

    1. De toutes les manières, je tends la perche, et si je vois débarquer le NCIS ou le FBI, je saurai pourquoi. ;-)

      Comme je l’écris, Johnny, c’était un « gentil », et visiblement un vrai rouage du système pour que le « peuple » ne pense pas/ne réfléchisse pas. Une chanson dans la tête, ça va un moment, mais quand ça prend une telle dimension. :-/
      Je suis surpris que notre « jupitérien » n’ait pas proposé de le ressusciter…

      Concernant Trump, on en met sous camisole (tenue + chimique) pour des symptômes qui semblent bien légers à côté des siens.

  2. Le jeu de Donald est celui d’un businessman qui tente de réparer sa nouvelle entreprise. Il est en guerre contre l’état profond qui a miné tous les postes sérieux, mais il ne baisse pas les bras.

    Quand quelqu’un fait l’objet d’une telle kabbale/intifada/fatwa/matraquage systématique, je me dis d’abord qu’il fait quelque chose de contraire au système établi, et ça me plaît, sans savoir les détails.

    Le feu aux poudres en Corée du Nord a été allumé par les Yankees au lendemain de 39/45 quand ils ont sauvagement bombardé des villages de pêcheurs (en bois), les cultures, les barrages d’irrigations, etc. pour un risque inexistant au plan militaire. Il faut voir les archives, c’est édifiant.

    Celui-là aussi a ma sympathie, il est le seul à s’opposer ouvertement et de façon crédible à la soi-disant puissance yankee.

    Concernant Israël, l’écran de fumée de la position d’une ambassade tente de cacher un remodelage en cours dans la région suite à l’intervention russe dans cette région. Un missile a été tiré d’Israël vers Damas il y a quelques jours en totale contradiction avec les règles de l’ONU et la souveraineté d’un état. Manque de pot, l’artillerie syrienne recapitalisée par le savoir-faire russe a intercepté ce missile qu’on peut imaginer haut de gamme. Dommage, il va falloir revoir les principes.

    Quant à Johnny, c’est totalement disproportionné, mais bien dans l’air du temps. Une chanson de Léo Ferré, un soupçon anarchiste, rappelle dans une poésie d’action que la plupart des grands compositeurs classiques sont morts dans la misère. Là, on en est loin.

    1. S’il fait tout comme il signe, ça ne doit pas être triste. ;-)
      J’étais dubitatif sur le personnage, mais je le suis de moins en moins, hélas. :-/

      Concernant Johnny, après les Champs-Élysées, je pense qu’un jumelage entre Marnes-la-Coquette et Los Angeles sera validé/imposé par Macron.

      Drôle d’époque !

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