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Mes cadeaux du lundi 17 octobre

AVERTISSEMENT : Ce billet date de plus d'un an.

Tag sur béton, visage tristeJe sors, je sors pas ?
J’y vais, j’y vais pas ?
Bonne question !

Envie et pas envie.
Besoin et pas besoin.
Le oui et le non.

Pourtant, c’est important.
Enfin, ça l’est devenu.
En fait, c’est même vital.

Prendre l’air.
S’oxygéner.
Se dépenser.

Et surtout, être ouvert.
Observer, écouter.
Patience et empathie.

Éliminer les ondes négatives.
Celles du week-end.
Celles du « système ».

Renouer avec le vrai.
Renouer avec le réel.
Renouer avec l’essentiel.

Rien qu’un petit bout de lundi.
Rien que quelques petites heures.
Rien que quelque vingt mille pas.

Peut-être serai-je récompensé ?
Peut-être aurai-je un cadeau ?
Peut-être ferai-je de belles rencontres ?

Alors oui, je suis sorti.
J’ai fait mon tour.
J’ai activé l’effet papillon.

La météo était belle.
L’air était sain.
L’ambiance excellente.

Eh oui, j’ai eu un cadeau.
Une belle rencontre.
Comme une récompense.

Rencontre d'un héron
14h12

Pour beaucoup, ça n’est rien.
C’est nul, c’est minable.
C’est même inutile, un héron.

D’ailleurs, il est prudent.
Il écoute, il observe.
Mais il me tolère un instant.

Tête et regard de héron
14h13

Bien sûr, il s’envole.
Il faudra le mériter à nouveau.
Plus loin peut être, ou une autre fois.

Je vous l’assure, ça fait du bien.
Une telle rencontre, un tel moment.
Un tête-à-tête honnête, sans enjeux.

Et je continue ma boucle.
Quittant peu à peu la simplicité.
Pour revenir à la complexité.

Mais un bruit, comme un message.
Un « Reste un peu parmi nous ! »
Me fait lever la tête.

Un arbre me domine.
Et, sur une branche, tout en haut…
Un oiseau semble m’interpeller.

Autre moment simple.
Essayer de le capturer.
Sainement, positivement.

Tête de cormoran à travers les branches
15h26

Voilà qui est fait, cher cormoran.
Tu étais mon deuxième cadeau.
Et, tant que c’est encore possible…

Je partage !
Car, dans ces images…
Il y a aussi des messages !

Vignette : « Départ, 13h27, tag sur un mur en béton » © PF/Grinçant.com (2016)

© PF/Grinçant.com (2016)

PS : Photos ajoutées à la section Goodies/Fonds d’écran

Également, question héron : Robin, pas des bois, contre héron

8 commentaires sur “Mes cadeaux du lundi 17 octobre”

  1. Le héron a déjà inspiré La fontaine, pas étonnant qu’il inspire aussi un autre fabuliste moderne ;-)

    J’ai rencontré un Sage, un jour, qui m’avait donné un truc simple pour traverser ce monde de brutes, dès qu’une misère arrive, se dépêcher de coller une image, une pensée, etc positive pour contrer !

    C’est simple, évident, même si certains cas nous sonnent. Vous avez parfaitement raison d’aller patauger dans ces biodiversités sans marché public ;-)

    Déjà pour vous, et aussi pour les mines dévoilées régulièrement.

    1. Le message que je veux aussi transmettre, c’est qu’à chaque fois que l’on se « force » un peu, la nature vous récompense le plus souvent.
      C’est ce que je constate quasiment systématiquement.
      Bien sûr, il faut être « open », et savoir voir et recevoir ;-)

      PS : Je n’ose imaginer ce que Jean de La Fontaine aurait fait avec un APN et Internet…

    2. Cette fable, je ne la connaissais pas, merci pour cet apport ;-)
      La voici donc…

      Le Héron

      Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
      Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
      Il côtoyait une rivière.
      L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
      Ma commère la carpe y faisait mille tours
      Avec le brochet son compère.
      Le Héron en eût fait aisément son profit :
      Tous approchaient du bord, l’oiseau n’avait qu’à prendre ;
      Mais il crut mieux faire d’attendre
      Qu’il eût un peu plus d’appétit.
      Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
      Après quelques moments l’appétit vint : l’oiseau
      S’approchant du bord vit sur l’eau
      Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
      Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux
      Et montrait un goût dédaigneux
      Comme le rat du bon Horace.
      Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
      Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
      La Tanche rebutée il trouva du goujon.
      Du goujon ! c’est bien là le dîner d’un Héron !
      J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
      Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
      Qu’il ne vit plus aucun poisson.
      La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
      De rencontrer un limaçon.

      Ne soyons pas si difficiles :
      Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
      On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
      Gardez-vous de rien dédaigner ;
      Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
      Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
      Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
      Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.

      En liaison avec “La Fille”, une autre fable…

      1. Ben quoi, aux pays des dromadaires, j’ai appris le héron au long bec emmanché d’un long cou ;-)

        Eddy Mitchell, dans un autre registre a 2 mains et 10 doigts, et de plus il les porte sur lui (le travail ne me fait pas peur…)

        En plus sérieux, Ghandi a rappelé qu’il y avait sur terre assez pour les besoins de tous, mais pas pour la cupidité de tous…

        1. Mais là, c’est la cupidité d’une toute petite minorité qui pose des problèmes à tous, ainsi que pour notre planète.
          Mon “Tag” en Top 2 : Prédation

    1. Nous sommes loin des cadeaux « prisés », style Samsung Galaxy Note 7 ;-)
      C’est une autre philosophie !

Les commentaires sont fermés.