Une année s’achève, une autre va commencer.
La fin du monde faussement annoncée est passée, comme d’autres.
On nous parle souvent d’ascenseur social, ou des bienfaits de la société.
Malheureusement, il est des époques où les ascenseurs se bloquent.
Il est des époques où la société produit des méfaits plutôt que des bienfaits.
Cupidité, détournement du bien commun et de l’intérêt commun.
Pourtant, l’homme a su faire des choses utiles.
Mais d’utiles, elles sont pour beaucoup devenues inutiles.
Guider, canaliser, élever…
C’est justement le rôle d’un canal, avec ses écluses.
Aujourd’hui, ce qui devrait être un voyage tranquille devient une dangereuse expédition.
Trouver un travail, s’épanouir, bien vieillir, sereinement…
Cela devient tellement difficile pour beaucoup.
La période des fêtes et ses réunions, ses abandons, ses trahisons…
La période des fêtes et la grande solitude de certains qui doivent faire illusion.
Il y a demain, il y a l’année prochaine…
Parenthèse hypocrite ou sincère, mais nécessaire.
Pour la société, et peut-être pour soi et les siens.
Cela permet de faire le point.
Les amis ne se comptent plus sur les doigts d’une main, mais par centaines sur Facebook.
Les cadeaux font de moins en moins plaisir et on les revend sur internet.
Et si nous revenions à certains fondamentaux ?
Et si un petit parallèle avec un canal et ses écluses n’était pas si idiot ?
En réserve, quelques images volées aux couleurs d’automne.
C’était en novembre 2012, des petits moments de bonheur à partager.
Pour Aider, l’homme a fait onze écluses à Hédé…
Crédit photos : © PF/Grinçant.com (2012)
© PF/Grinçant.com (2012)
C’était une époque où les hommes travaillaient encore pour le bien commun. De nos jours, c’est chacun pour soi, à beaucoup trop de niveaux de notre société malade…
Pour se donner du courage, n’oublions pas, que partout, des jeunes et des moins jeunes luttent pour vivre autrement, pour plus de convivialité et de partage. Ces gens, c’est l’espoir en marche.
https://www.youtube.com/watch?v=4XhiK4O9xJ8
Que 2013 vous soit conviviale, amicale, partageuse, tolérante, joyeuse remplie d’amour.
Titre de votre lien pour qu’il soit plus explicite :
LOUIS CHEDID – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime (clip)
Excellente année 2013, et que vos voeux soit effectivement au rendez-vous.
vraiment merveilleuses ces photos ! Elles invitent au calme et à la réconciliation avec la terre. Merci Anne-marie pour votre commentaire, auquel je souscris complètement. Il y a partout des gens qui sont différents, souvent très discrets, pour les voir. Mais heureusement ils sont là et permettent à d’autres de tenir debout. C’est chaque goutte de pluie qui crée les rivières, et c’est chaque personne qui fait office de crochet, pour que d’autres puissent s’y accrocher dignement.
Bonne année à tous.
Photos sans post-traitement, avec des couleurs dignes de certains grands peintres : les joies d’une ballade matinale comme la nature sait nous en offrir.
Retour à certains fondamentaux ? Oui, avec un peu d’imagination et si l’on est ouvert à quelques transpositions.
Sur le chemin de halage, il n’y a plus les hommes et leurs chevaux au service des gabares et autres chalands.
Mais les maisons éclusières sont toujours là, avec le nom des écluses sur des plaques bleues.
À Hédé-Bazouges, elles sont au nombre de onze : La Ségerie, Malabrie, La Pêchetière, La Charronnerie, La Parfraire, N° 26, La Jaunaie, La Madeleine, La Petite Madeleine, La Guéhardière, La Dialais.
Les photos les plus bucoliques ont été prises à La Jaunaie, au Kilomètre 42,530 (départ de Rennes). La dernière écluse, la 48e du Canal d’Ille-et-Rance, étant l’Écluse du Châtelier, au Km 84,802.
Bonne année et merci pour votre commentaire.
Je voyage un peu dans le temps, après tout, les écluses se pratiquent dans les 2 sens.
Cette série de photos est vraiment une invitation au voyage, et à la paix.
J’ai nourri ma vocation aéronautique, voyagé très rapidement, et un peu partout. Pourtant, je suis fasciné par les canaux, et leurs systèmes d’écluses. J’ai posé mes valises près du Canal du Midi, une route de l’entre deux mers qui a un historique chargé, mais la navigation est plutôt limitée aux pots de yaourts des touristes. De temps en temps, une surprise, une péniche d’apiculteur, une restauration de canot postal et de transport, etc.
Je garde ce projet d’aller parcourir ce type de voie, j’ai vu un reportage ou des bateliers offraient un partage de leur passion.
De plus ces canaux ont (toujours) un potentiel énorme de transport, et de développement durable. Certaines régions l’exploitent, à la marge…
Pareil pour le rail qui me paraît être l’autre grande invention humaine, mais ce n’est pas le lieu, ni le temps de rompre la magie de cette navigation ;-)
Les photos apaisent et le texte s’accompagne bien. Pour reprendre l’idée du poème, être bien intégré dans une société malade n’est pas un signe de bonne santé.
« Être bien intégré dans une société malade n’est pas un signe de bonne santé. »
Ça, au moins, c’est très juste !
Vous voyez, on peut se comprendre en étant bienveillant .
Comme quoi jamais rien n’est fermé ;-)
Bienveillant, ça l’est ici, mais il faut le comprendre.
Sauf pour les « nuisibles », bien évidemment.
« Rien n’est fermé »
Pas sûr !
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